Primaire à gauche: Vincent Peillon annonce sa candidature

PRESIDENTIELLE L'ancien ministre de l'Education nationale l'a annoncé, ce dimanche soir, au journal de France 2...

Vincent Vantighem

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Vincent Peillon et Christiane Taubira lors d'un rassemblement "contre l'extrémisme" le 23 novembre 2011 à Paris.
Vincent Peillon et Christiane Taubira lors d'un rassemblement "contre l'extrémisme" le 23 novembre 2011 à Paris. — REVELLI-BEAUMONT/SIPA

Comme prévu, la liste s’allonge… L’ancien ministre (PS) de l’Education nationale Vincent Peillon a annoncé, ce dimanche soir au journal télévisé de France 2, sa candidature à la primaire de la gauche qui doit se tenir les 22 et 29 janvier.

>> Mais au fait, où était passé Vincent Peillon depuis 2014?

« Oui, je suis candidat », a-t-il répondu à Laurent Delahousse qui l’interrogeait sur ses volontés. « Je n’avais pas prévu de l’être parce que je considérais que [François Hollande] était le meilleur pour défendre son bilan. J’ai donc pris ma décision le soir où il a annoncé qu’il renonçait. » Une décision qu’il assure avoir prise « dans la solitude ».

« La primaire, une machine à fabriquer de l’unité »

Se présentant comme le « candidat de l’éthique politique », celui qui s’est lancé dans l’écriture de romans depuis deux ans a refusé d’apparaître comme le porteur d’une candidature supplémentaire conduisant à la division de la gauche. « La primaire, c’est une machine à fabriquer de l’unité… C’est d’ailleurs ce qui nous a permis de remporter la présidentielle en 2012. »

Mais l’ancien ministre sait bien qu’ils sont nombreux à vouloir se présenter sur la ligne de départ. Jean-Luc Benhamias, François de Rugy, Manuel Valls, Gérard Filoche, Sylvia Pinel ou encore Benoît Hamon et Arnaud Montebourg pour ne citer qu’eux. « Je suis parti [du gouvernement] avant ceux qui n’ont pas l’air de vouloir soutenir leur propre bilan », a taclé Vincent Peillon comme pour légitimer sa candidature.

>> Primaire à gauche: Au final, combien de candidats ?

Interrogé sur la multiplication des candidatures il y a quelques jours, Jean-Christophe Cambadélis, le premier secrétaire du Parti socialiste, avait indiqué que trois candidatures [celles de Bastien Faudot, de Pierre Larrouturou et de Sébastien Naudot] avaient été retoquées en vue de cette primaire. « Tout le monde veut en être. Mais la primaire de la gauche ça n’est pas open bar. Il faut mettre un peu d’ordre si nous voulons qu’Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon puissent y participer. »