Emmanuel Macron lors de son meeting à Paris, le 10/12/2016.
Emmanuel Macron lors de son meeting à Paris, le 10/12/2016. — AFP

PROGRAMME

Présidentielle: Travail, Europe, décentralisation... Macron fait de nouvelles propositions

L’ancien patron de Bercy lève le voile sur un pan économique et social de son programme…

Demandez le programme ! A moins de cinq mois de l'élection présidentielle, Emmanuel Macron, autoproclamé « candidat du travail », a effectué ce samedi à Paris une première démonstration de force devant quelque « 15.000 personnes » et levé le voile sur un pan économique et social de son programme.

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« C'est un rêve fou qui est en train de se réaliser », a ainsi clamé l'ancien ministre de l'Economie galvanisé derrière son pupitre, et qui a reçu le soutien de quelque 120.000 adhérents à son mouvement, « En Marche ! ». Entre deux salves d'applaudissements et durant plus d'une heure quarante, Macron a déroulé ses mesures, organisées autour d'une idée-force: «libérer » et « protéger », pour « réconcilier notre pays avec le goût du risque ».

Maintien des 35 heures mais… 

«Je maintiendrai les allégements de cotisation déjà décidés ces dernières années mais je transformerai le crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE) en allégements de charges pérennes », a ainsi promis Emmanuel Macron, renouvelant sa proposition de supprimer les cotisations maladie et chômage payées par les salariés, transférées sur une hausse de la CSG. L'ancien conseiller de François Hollande a aussi assuré que les salaires nets augmenteraient grâce à ces mesures.

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« Plus loin » dans la décentralisation

Après avoir promis d'aller « plus loin » dans la décentralisation et s'être de nouveau prononcé en faveur d'une autonomie des université, des établissements scolaires, des hôpitaux, afin de « libérer les territoires », Macron décrit ses trois « boucliers, de sécurité, social et européen ». Dans son allocution, il a aussi promis l'embauche de 10.000 fonctionnaires de police et de gendarmerie et redit sa volonté de réinventer une « police de proximité » et de « rebâtir le renseignement territorial ».

Une assurance chômage « universelle »

Sur le volet social, Emmanuel Macron s'est engagé, contrairement à François Fillon, à ne « dérembourser aucun soin » et a lancé des pistes pour « refonder le système de formation » en plaidant pour la création « d'un service public de la formation et de l'activité ». Il a aussi évoqué une assurance chômage « universelle », y compris pour les démissions, et un « devoir de travailler » quand une offre « décente » était proposée à un chômeur.

« L'Europe, notre meilleure protection »

« Plus personne ne parle d'Europe », a-t-il enfin déploré, en invoquant notamment la nécessité d'une « politique commerciale » commune pour faire face à la « concurrence déloyale des Chinois et des Indiens ». « L'Europe est notre meilleure protection (...), notre identité, notre rêve commun », a-t-il souligné.

Dans les semaines à venir et jusqu'à fin janvier, Emmanuel Macron doit poursuivre le « déploiement de son programme », selon son entourage, avec des annonces davantage axées sur le « régalien » (justice, défense...) puis le « sociétal », et un « meeting important mi-janvier en province ».