Les Français ont de moins en moins confiance en Nicolas Sarkozy

Clémence Lemaistre

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Le conseil municipal de Sannat, un village de 380 habitants de la Creuse, a refusé, par cinq voix contre quatre, de suspendre en mairie le portrait du président de la République Nicolas Sarkozy, a indiqué le maire, Henri Sauthon..
Le conseil municipal de Sannat, un village de 380 habitants de la Creuse, a refusé, par cinq voix contre quatre, de suspendre en mairie le portrait du président de la République Nicolas Sarkozy, a indiqué le maire, Henri Sauthon.. — Philippe Warrin AFP/SIPA/Archives
SONDAGE – Aujourd'hui à 49%, il a perdu 15 points en trois mois…

Nicolas Sarkozy victime du pouvoir d’achat? Après avoir caracolé en tête dans les sondages d’opinion depuis son élection, le Président voit sa côte de confiance s’étioler et passer, pour la première fois, sous la symbolique barre des 50% d’opinions favorables, selon le baromètre mensuel TNS Sofres pour le Figaro magazine à paraître samedi et publié jeudi après-midi.

Selon ce sondage, il y a autant de sondés qui lui font «confiance pour résoudre les problèmes qui se posent actuellement en France» que de sondés qui ne lui «font pas confiance». 2% sont indécis.

Mieux que Chirac moins bien que Mitterrand

Une côte de popularité, en baisse de quatre points sur un mois et de 15 depuis septembre, qui cependant reste bonne si on la compare avec celle de Jacques Chirac en 1995. L’ex-président RPR était passé sous la barre des 50% en septembre 1995, en totalisant 44% de côte de confiance, selon le même baromètre TNS Sofres. En revanche, en novembre 1981, François Mitterrand pouvait se targuer de toujours comptabiliser 60% d’opinions favorables.

Si Jacques Chirac avait pâti de l’annonce du tournant de la rigueur et notamment du report de sa promesse de baisser les impôts, Nicolas Sarkozy semble être victime de l’inquiétude des Français pour leur pouvoir d’achat. Car le renversement de tendance dans l’opinion va de pair avec un changement dans les priorités des Français: la lutte contre la hausse des prix passe en effet pour la première fois en tête, devant la lutte contre le chômage. La question des prix est jugée prioritaire par 33% des sondés (+5). La lutte contre le chômage est la priorité pour 25% (-9) et le maintien du pouvoir d'achat pour 21% (+5).

Inverser la tendance jeudi soir

Surtout sur ces dossiers, les personnes interrogées ne croient pas en l'efficacité du pouvoir: 87% (+2) pensent que le gouvernement n'est pas efficace contre la hausse des prix et 73% (=) qu'il ne l'est pas contre le chômage (+6).

Reste à savoir si le chef de l’Etat arrivera à inverser cette tendance en s’adressant aux Français jeudi soir sur le pouvoir d’achat.