Emmanuel Macron, idole des enfants new-yorkais

ETATS-UNIS Le candidat à la présidentielle est venu chercher soutiens et inspirations...

20 Minutes avec AFP

— 

Emmanuel Macron dans une école franco-américaine de Harlem, le 5 décembre 2016.
Emmanuel Macron dans une école franco-américaine de Harlem, le 5 décembre 2016. — R.DREW/AP/SIPA

Non, il ne commentera pas l’entrée en campagne de Manuel Valls. « Les petites phrases qu’on fait à l’autre bout du monde sur quelque chose qui est en train de se passer en France, c’est pas une bonne chose », a juré Emmanuel Macron lors de son voyage à New York lundi. L’ex-ministre de l’Economie a préféré s’entourer d’enfants et d’étudiants, et il a reçu un accueil chaleureux.

Après une rencontre dimanche soir avec des sympathisants et potentiels contributeurs à sa campagne, Emmanuel Macron a visité lundi une école bilingue franco-américaine de Harlem, école perçue comme un modèle d’intégration avec une forte population d’origine africaine, où il était venu chercher « un peu d’inspiration », a-t-il confié. Il y a pris un petit bain de foule d’enfants, auxquels il a demandé « ce qu’il faudrait changer en France ».

Les réponses ont fusé dignes d’enfants de 10 ans : « Changer la couleur de la tour Eiffel ! », a répondu l’un, « prendre un grand avion qui puisse emmener tout le monde en France car on aimerait tous aller en France », a lancé une autre.

Macron, anti-establishment ?

Il a défendu ensuite l’importance des liens transatlantiques face à la Chine et à la Russie, devant des étudiants de Columbia, y compris plusieurs dizaines de jeunes électeurs français.

Il a décliné devant eux, dans un anglais très fluide, ses priorités rendues un peu plus compliquées par l’avènement de Donald Trump à la Maison Blanche : lutte contre le réchauffement climatique, contre l’extrémisme islamiste ou la reprise en main des mutations engendrées par l’économie numérique pour « ne pas perdre toutes les classes moyennes » dans cette nouvelle étape de la mondialisation.

Alors que progressent en Europe les courants populistes et anti-establishment, lui qui est sorti des meilleures écoles françaises n’a pas répondu « non » à un étudiant qui lui demandait s’il était lui aussi un candidat « anti-establishment ».

« C’est la réaction de l’establishment qui le dira probablement », a-t-il poursuivi. « Le fait qu’ils aient d’abord essayé de me tuer, puis de me mettre dans une case, à droite ou à gauche, semble signifier qu’il y a quelque chose d’anti-establishment dans notre approche ».