Primaire PS: Ce qu'il faut retenir de la déclaration de candidature de Manuel Valls

CANDIDATURE Le chef du gouvernement a annoncé sa démission pour participer à la primaire socialiste...

T.L.G.

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Manuel Valls est candidat.
Manuel Valls est candidat. — Lionel BONAVENTURE / AFP

Cette fois, c’est officiel : Manuel Valls est candidat à la primaire socialiste. Après plusieurs jours de rumeurs, le Premier ministre s’est donc lancé. « J’ai appris tellement de mes concitoyens… alors oui, je suis candidat à la présidence de la République ! », a-t-il lancé sous les applaudissements, depuis son fief d’Evry. 20 Minutes vous résume ce qu’il faut retenir de son intervention.

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Une candidature de « rassemblement » et un slogan

« Ma candidature est celle de la conciliation, de la réconciliation », « je veux rassembler » la gauche, a lancé le candidat, derrière un pupitre sur lequel était écrit son tout nouveau slogan : « Faire gagner tout ce qui nous rassemble. »

Manuel Valls passera bien par la primaire PS

Il ne l’a pas dit tout de suite, mais en toute logique, Manuel Valls a confirmé qu’il participerait bien à la primaire organisée par le parti socialiste : « La primaire qui s’ouvre est un formidable moyen pour refaire l’unité », a-t-il indiqué, avant d’appeler à une large mobilisation les 22 et 29 janvier prochains. « J’invite les femmes et les hommes de gauche, les progressistes, tous les Français qui refusent l’extrême droite et la récession sociale » de la droite.

Une démission mardi matin

« Le temps est venu d’aller plus loin dans mon engagement. Le sens de l’Etat me fait considérer que je ne peux plus être premier ministre », a indiqué d’emblée le chef du gouvernement. Manuel Valls a précisé qu’il quitterait ses fonctions « dès demain, en accord total avec le président de la République » pour se consacrer à la campagne.

Un mot doux pour Hollande

Manuel Valls a réaffirmé sa loyauté à l’égard de François Hollande, même si certains, à gauche, l’accusent d’avoir poussé le président à renoncer. « Ministre, Premier ministre, j’ai fait mon devoir, sans jamais me ménager, avec énergie, en parfaite loyauté », a-t-il lancé. « Sa décision [François Hollande] est celle d’un homme d’Etat, qui place l’intérêt général au-dessus de tout. A François Hollande, je veux dire mon émotion, mon affection, je veux lui dire la chaleur de mes sentiments. »

« Rien n’est écrit »…

Manuel Valls a fustigé ceux qui président la défaite de la gauche en 2017 dans une anaphore que n’aurait pas renié François Hollande. « On nous dit que la gauche n’a aucune chance, mais rien n’est écrit. On nous dit que l’extrême droite est qualifiée d’office au second tour, mais rien n’est écrit. On nous dit que François Fillon est déjà président, mais rien n’est écrit. Nos vies valent mieux que les pronostics. Le cœur de la gauche, c’est de refuser les déterminismes. Donnez-moi cette force, je veux faire gagner tout ce qui nous rassemble. »