Emmanuel Macron à Paris, le 26 octobre 2016.
Emmanuel Macron à Paris, le 26 octobre 2016. — PHILIPPE LOPEZ / AFP

PRIMAIRE A GAUCHE

Primaire à gauche: Macron refuse de participer à une «querelle de clan»

«Cette primaire, c'est OK Corral», a lâché le candidat à la présidentielle en interview...

Samedi, le Premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, a appelé Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon, tous deux crédités entre 12 et 15 % d’intentions de vote dans les sondages, à participer à la primaire socialiste. Que nenni, répond dimanche l’ancien ministre de l’Economie dans le Journal du dimanche : « Quand on prétend présider aux destinées d’un pays, on n’est pas là pour s’enfermer dans des querelles de clans. Cette primaire, c’est OK Corral ! ».

>> A lire aussi : Macron fait une entrée fracassante au classement des meilleures ventes de livres

« Il n’y en a pas un qui va au second tour ! Pas un ! »

« La gauche est éliminée du second tour depuis dix-huit mois ! Il n’y en a pas un qui va au second tour ! Pas un ! Quand bien même cette primaire se passerait bien, le vainqueur n’y arriverait pas. Si Arnaud Montebourg sort de la primaire, vous pensez que Valls le soutiendra ? Si Manuel Valls gagne, pensez-vous que les soutiens d’Arnaud Montebourg ou de Benoît Hamon iront derrière lui ?, s’agace le candidat Macron.

Il rappelle que la primaire de 2011 n’a pas permis de trancher entre les lignes de François Hollande et Martine Aubry, et prévoit que le scrutin de fin janvier risque d’opposer un « futur ex-Premier ministre » et « un des ministres qu’il a exclus du gouvernement » : « Cette primaire va juste scénariser un déchirement autour du bilan du quinquennat ».

>> Primaire à gauche: «On s'est senti un peu orphelins quand Hollande a renoncé»

La primaire de droite, un succès en trompe-l’oeil

Emmanuel Macron la définit d’ailleurs, comme le fait Mélenchon, de congrès du Parti socialiste où « ce ne sont pas des visions mais des motions qui vont s’affronter ». Un constat qu’il applique d’ailleurs aussi à la primaire de droite : « C’est un succès en trompe-l’oeil. Les progressistes de droite et du centre, tous ceux qui ont voté pour Nathalie Kosciusko-Morizet ou Alain Juppé, ne peuvent pas se retrouver dans le programme de François Fillon. Il aura une majorité parlementaire hétérogène et aura du mal tout comme François Hollande avec ses frondeurs à mettre en oeuvre son programme ».

>> Primaire à gauche: Valls n'exclut pas d'être candidat face à Hollande

« Le tireur couché, c’est Valls ? »

Interrogé sur la décision de François Hollande de ne pas y aller, le candidat d'« En marche » estime que celui-ci a été victime d'« un piège construit par l’appareil et jusqu’au sein du gouvernement » qui s’est refermé sur lui. N’a-t-il pas lui-même joué un rôle dans sa disqualification ? « Je n’ai jamais manqué de respect au président de la République. J’ai eu des désaccords stratégiques que j’ai toujours assumés ouvertement. J’aime les combats à visage découvert. Tout le contraire des tireurs couchés », commente-t-il. Puis silence quand on lui demande : « Le tireur couché, c’est Valls ? »