Hollande renonce: Manuel Valls s'engage à «défendre le bilan» du quinquennat

PRESIDENTIELLE Après le coup de tonnerre du renoncement de François Hollande à briguer un second mandat, les regards se braquent sur Manuel Valls…

20 Minutes avec AFP

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Le Premier ministre Manuel Valls, le 2 décembre 2016 à Nancy.
Le Premier ministre Manuel Valls, le 2 décembre 2016 à Nancy. — AFP

Après le hollandisme, place au vallsisme ? En déplacement vendredi à Nancy (Lorraine), Manuel Valls s’est engagé à « défendre le bilan » du quinquennat au lendemain du renoncement de François Hollande à un second mandat, qui ouvre la voie à une éventuelle candidature du Premier ministre.

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« Nous devons défendre le bilan, nous devons défendre cette action, et je le ferai, comme je le fais inlassablement dans les fonctions qui ont été les miennes depuis 2012 », a déclaré Valls, en rendant un nouvel hommage au choix « mûrement, longuement réfléchi » du président Hollande, un choix « qui force le respect par sa dignité ». « L’histoire remettra bien sûr en perspective ces cinq années d’action », a-t-il ajouté.

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Valls droit dans ses bottes 

S’il s’est permis cette petite allusion à ses ambitions présidentielles, Manuel Valls n’a pas été plus loin concernant sa décision attendue de se présenter, et encore moins son intention de rester ou non à Matignon. Au début d’un discours consacré au handicap, il a tenu à saluer la décision du président.

« Avec ses mots et avec émotion, une émotion qui est aussi la nôtre, la mienne, avec beaucoup de vérité, le chef de l’Etat a expliqué à nos compatriotes son choix, mûrement, longuement réfléchi, personne ne peut en douter », a-t-il dit dans un discours prononcé au conseil général de Meurthe-et-Moselle.

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Accusé par des proches du président d’avoir précipité l’abandon de François Hollande en menaçant le week-end dernier de se présenter contre lui, le Premier ministre doit désormais s’efforcer de rassembler un camp explosé.