VIDEO. Hollande renonce: La déchéance de nationalité, le «seul regret» du président

SOCIETE Le chef de l'Etat, qui a décidé de ne pas se représenter, regrette d'avoir «divisé» les Français...

Philippe Berry

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François Hollande,  Christiane Taubira et Manuel Valls le 11 mars 2016 à l'Elysée.
François Hollande, Christiane Taubira et Manuel Valls le 11 mars 2016 à l'Elysée. — NIVIERE/SIPA

François Hollande fait son mea culpa. En annonçant dans une allocution télévisée qu’il avait décidé de ne pas se représenter, le président français a dressé son bilan, jeudi soir. Et s’il a défendu des résultats qui « arrivent plus tard [qu’il ne l’avait] imaginé », il n’a « qu’un seul regret : avoir proposé la déchéance de nationalité », après les attentats de novembre 2015.

« Je n’ai qu’un seul regret, d’avoir proposé la déchéance de nationalité. J’ai pensé qu’elle pouvait nous unir alors qu’elle nous a divisés », a dit le chef de l’Etat, lors d’une allocution télévisée d’une dizaine de minutes.

Benoît Hamon monte au créneau

Les regrets présidentiels ont fait réagir. Candidat déclaré à la primaire de la gauche, Benoît Hamon promet qu’il « défendra plus que jamais la question sociale face à ceux qui ont promu la déchéance de nationalité et les gauches irréconciliables », dans une salve qui semble destinée à Manuel Valls.

Fidèle de Jean-Marie Le Pen et suspendue du Front national, Marie-Christine Arnautu, elle, ironise : « La seule proposition positive d' #Hollande était la déchéance de la nationalité et c’est la seule qu’il regrette #tristebilan »

Un fiasco qui a duré cinq mois

Entre l’annonce au Congrès, trois jours après les attentats de novembre 2015, et la clôture du débat constitutionnel, le feuilleton a divisé la gauche et la France pendant cinq mois. Opposée à cette mesure, la ministre de la Justice, Christiane Taubira, a même claqué la porte du gouvernement en janvier. Cette dernière a visiblement apprécié le mea culpa d’Hollande, saluant « un moment de dignité comme la politique en était devenue avare ».