VIDEO. Hollande renonce: «Courageuse», «élégante», «synonyme d'échec»... La décision fait réagir

ELECTION Le président de la République en a surpris plus d’un en annonçant ce jeudi soir qu’il ne serait pas candidat à la présidentielle en 2017…

Clémence Apetogbor

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François Hollande a annoncé qu'il ne présenterait pas à sa succession en 2017.
François Hollande a annoncé qu'il ne présenterait pas à sa succession en 2017. — Lionel Bonaventure/AP/SIPA

La voix blanche, ffFrançois Hollande a annoncé ce jeudi soir qu’il renonçait à briguer un second mandat.

Une annonce inédite dans l’histoire de la Ve République, qui a entraîné une pluie de réactions de la part de ses proches comme de celles de ses opposants.

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Une décision courageuse

La décision de François Hollande est « le choix d’un homme d’Etat », a salué son Premier ministre Manuel Valls, faisant part à l’adresse du chef de l’Etat de ses « émotion », « respect », « fidélité » et « affection ».

« C’est un choix difficile, mûri, grave. C’est le choix d’un homme d’Etat. Je veux dire à François Hollande mon émotion, mon respect, ma fidélité et mon affection », écrit le chef du gouvernement dans ce communiqué adressé à l’AFP, sans évoquer son éventuelle candidature à la primaire initiée par le PS.

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« Il a exprimé sa décision à la télévision, dans un plaidoyer émouvant qui montrait à quel point il était touché », a affirmé Arnaud Montebourg, en ouverture d’une réunion publique à Pau.

« Il a choisi de clore par lui-même et de lui-même un quinquennat au bilan et au contenu controversés et contestés », a encore souligné l’ancien ministre de l’Economie de François Hollande jusqu’à son départ du gouvernement en août 2014. « Il a pris en conscience une décision difficile et hautement courageuse qui lui vaudra la reconnaissance du peuple de gauche », a-t-il estimé.

« C’est une décision courageuse, et une décision digne », a réagi sur RTL l’ancien ministre de l’Economie Emmanuel Macron, qui a déclaré le 16 novembre sa candidature à la présidentielle.

Le Premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, a salué « l’élégance » dont a fait part le président au moment d’annoncer son renoncement.

De son côté, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, a souligné que « la seule motivation [du président] est l’intérêt supérieur de la France ».

Le Républicain Christian Estrosi a également salué le geste du président sortant.

Un renoncement synonyme d’échec ?

D’autres ont vu dans cette déclaration un aveu d’échec.

Pour Eric Woerth, le président de la République partage ce bilan avec Emmanuel Macron, candidat à la présidentielle, et le Premier ministre Manuel Valls.

Vers une guerre des gauches à la primaire ?

Roger Karoutchi ou encore Bernard Accoyer ont prédit que cette annonce avait ruiné le Parti socialiste, qui va se frotter à l’exercice de la primaire, au premier jour de dépôt des candidatures.

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Changement (d’hommes) de politique 

Florian Philippot a été un des premiers à dégainer sur Twitter. Il a tenu à souligner que les deux derniers présidents ne seraient pas présents en 2017.

Et le vice-président du Front national de tacler François Fillon, seul Premier ministre de Nicolas Sarkozy et candidat élu de la droite et Manuel Valls, qui pourrait se présenter à la primaire de gauche et porter le bilan de François Hollande.