Présidentielle: Que proposent les candidats en matière de santé ? Un site décrypte leurs propositions

JUSTICE Les programmes sont passés au crible...

20 Minutes avec AFP

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Illustration d'une pharmacie
Illustration d'une pharmacie — Yann Bohac/SIPA

Vous n’êtes pas au point sur les programmes des candidats à la présidentielle en matière de santé ?  Placedelasante.fr est là pour vous aider.

Quelle part représente l’aide médicale d’Etat, destinée aux immigrés en situation irrégulière, dans les dépenses de santé ? Combien coûterait une prise en charge à 100 % des soins par l’Assurance maladie ? Ce site décrypte toutes les propositions des prétendants à l’Elysée.

Lancé jeudi par la Mutualité en partenariat avec trois think tanks de courants politiques différents (la Fondapol, la fondation Jean-Jaurès et Terra Nova), placedelasante.fr invite également les internautes à contribuer et commenter les contenus.

Décryptage

L’aide médicale d’Etat (AME), que François Fillon (Les Républicains) et le FN souhaitent supprimer, représente 765 millions d’euros dont 40 millions au titre des soins urgents, soit 0,4 % des dépenses de santé, relève le site.

Pour la Mutualité, il est « difficile d’évaluer l’économie potentielle » si le dispositif devait être remplacé par une aide médicale temporaire pour les urgences et les maladies contagieuses comme le proposent les deux partis.

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« En effet, dans la mesure où une consultation médicale, voire une analyse, reste le préalable indispensable à la détection d’une maladie contagieuse, la distinction entre urgences sanitaires et soins courants s’avère complexe », souligne le représentant des mutuelles.

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Analyse

Autre proposition évaluée par le site, la prise en charge à 100 % des dépenses de santé par l’Assurance maladie, défendue par Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche).

L’économie pour les Français qui n’auraient plus à financer leurs soins de santé ni directement, ni via leur complémentaire, atteindrait 42,4 milliards d’euros, soit 638 euros par an et par personne.

Mais en l’absence de source de financement supplémentaire, le déficit de la Sécurité sociale « se creuserait de 42,4 milliards d’euros, soit un niveau jamais égalé » et augmenterait la dette de la Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades) de 35 %, selon les estimations du site. Cette dernière serait alors obligée, comme le prévoit la loi, d’augmenter les prélèvements obligatoires comme la CSG, analyse-t-il.