Pour Valls, il n'y a «pas de confrontation» possible «entre un président et un Premier ministre»

GOUVERNEMENT Il n’y « aurait jamais de crise institutionnelle », martèle Manuel Valls

20 Minutes avec AFP
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Manuel Valls, Premier ministre, et François Hollande, président de la République, le 22 juin 2016 à l'Elysée.
Manuel Valls, Premier ministre, et François Hollande, président de la République, le 22 juin 2016 à l'Elysée. — VILLARD/SIPA

Manuel Valls a assuré lundi à François Hollande qu’il ne « pouvait y avoir » et qu’il n’y « aurait jamais de crise institutionnelle » au sommet de l’Etat, selon des propos rapportés par l’entourage du Premier ministre.

Une confrontation dans les urnes ?

Le chef du gouvernement a par ailleurs écarté une démission de Matignon en soulignant « être chef du gouvernement » et « avoir le sens de l’Etat ». « Il ne peut y avoir, notamment dans ce moment précis où la France fait face à la menace terroriste, de confrontation politique dans le cadre d’une primaire entre un président de la République et un Premier ministre », a encore fait valoir Manuel Valls au chef de l’Etat lors de leur déjeuner hebdomadaire en tête à tête à l’Elysée, selon Matignon.

«Et ce encore moins entre deux personnalités dont les rapports sont basés sur la confiance», souligne-t-on.

Toutefois, le Premier ministre continue de mettre la pression sur le chef de l’Etat, qui n’est toujours pas candidat à sa propre réélection. Dans un entretien au Journal du Dimanche, le Premier ministre a déclaré qu’il n’excluait pas d’être candidat face à lui à la primaire du PS des 22 et 29 janvier, et expliquait vouloir « casser cette mécanique qui conduirait (la gauche) à la défaite ».