VIDEO. Primaire à gauche: Emmanuel Macron et Arnaud Montebourg appellent Manuel Valls à démissionner

TRAHISONS Le premier ministre serait allé trop loin, d’après Emmanuel Macron et Arnaud Montebourg…

20 Minutes avec AFP

— 

Manuel Valls
Manuel Valls — ALAIN JOCARD / AFP

Ce n’est peut-être pas d’eux qu’on attendait une leçon de conduite. Mais si. Pour certaines figures du pouvoir, Manuel Valls, l’actuel Premier ministre doit « prendre ses responsabilités ». L’ancien minitre de l’Economie, Emmanuel Macron, candidat à l’élection présidentielle, a estimé ce dimanche que Manuel Valls « est déjà allé trop loin » dans sa contestation de François Hollande.

>> A lire par là : Fillon à peine désigné, les regards se tournent déjà vers Hollande

Un climat qui n’est « pas tenable »

« Quand on est Premier ministre d’un pays dont on dit chaque jour qu’il est dans une situation historiquement grave, on ne tient pas ces propos sur le président de la République. C’est à lui de prendre ses responsabilités », a poursuivi Emmanuel Macron, en estimant que le climat entre les deux têtes de l’exécutif n’était « pas tenable ».

« Quand j’ai eu des désaccords, je les ai exprimés et j’ai pris mes responsabilités en quittant le gouvernement », a aussi rappelé celui qui a démissionné fin août de son poste de ministre de l’Economie pour présenter sa propre candidature à l’élection présidentielle.

« Une impossibilité de gouverner le pays »

Il n’est pas le seul à s’interroger sur le rôle de Manuel Valls en tant que chef de l’exécutif. Arnaud Montebourg, candidat à la primaire de la gauche, estime en effet que Manuel Valls doit démissionner s’il veut se présenter lui-même à cette primaire face à François Hollande, sous peine d'« une impossibilité de gouverner le pays ».

>> A lire par ici : Primaire socialiste : Et si le meilleur pour remplacer Hollande était… Valls ?

Pour Arnaud Montebourg, la possibilité de voir François Hollande et Manuel Valls se lancer tous deux dans la primaire « pose de nouveaux problèmes ».

« Cela veut dire qu’il y a une division, une bataille politique au sommet de l’Etat et finalement une impossibilité de gouverner le pays durant ce temps-là », a souligné Arnaud Montebourg, qui a quitté le gouvernement en août 2014 après avoir été ministre de l’Economie.

« Je n’imagine pas qu’ils ne se mettent pas d’accord car ils ont été d’accord pour mener la même politique », a cependant nuancé Arnaud Montebourg.