Hollande et Valls ne se présenteront pas l'un contre l'autre, selon Najat Vallaud-Belkacem

PRIMAIRE A GAUCHE Ce n'est pas raisonnable, ce n'est pas envisageable pour la ministre de l'Education...

20 Minutes avec AFP

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Le Premier ministre Manuel Valls, le président François Hollande et la ministre de l'Education nationale Najat Vallaud-Belkacem.
Le Premier ministre Manuel Valls, le président François Hollande et la ministre de l'Education nationale Najat Vallaud-Belkacem. — Christian Liewig-Pool/SIPA

François Hollande versus Manuel Valls ? Peu probable pour Najat Vallaud-Belkacem. « Je crois que l’un ne se présentera pas contre l’autre. Ce n’est pas raisonnable, ce n’est pas envisageable. François Hollande et Manuel Valls partagent le même bilan, les mêmes valeurs », a déclaré la ministre de l’Education lors dans l’émission Le Grand Jury sur RTL/Le Figaro/LCI.

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« Le président est légitime à se représenter »

Alors queManuel Valls n’a pas exclu d’être candidat à la primaire à gauche, Najat Vallaud-Belkacem a confirmé son soutien à François Hollande : « J’ai déjà dit cent fois que le président de la République était légitime à se représenter ». Pour elle, le président sortant a été « à la hauteur » pour gouverner « un pays fragilisé par un gouvernement de droite » et dans le contexte des attentats jihadistes.

Pressée de donner une indication, elle a ajouté : « Je considère que François Hollande et Manuel Valls sont des hommes d’Etat. Je considère aujourd’hui que c’est François Hollande qui a légitimité de se présenter, qu’il a un bon bilan. Mais c’est à lui d’en décider. Je retiens de l’action et des propos de Manuel Valls depuis des mois et des mois une solidité et une loyauté et une fidélité qui ne s’est jamais démentie. »

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Terrain d’entente

« Dans l’absolu, a-t-elle ajouté, c’est une bonne chose d’avoir un Premier ministre qui porte suffisamment haut les valeurs de la social-démocratie pour se tenir prêt le cas échéant si le président de la République n’y allait pas. Je reste sur cette idée-là que le président de la République et le Premier ministre trouveront un terrain d’entente et que si le président n’y va pas, alors le Premier ministre serait en situation pour y aller. »