Primaire à gauche: Valls n'exclut pas d'être candidat face à Hollande

PRIMAIRE A GAUCHE «Face au désarroi, au doute, à la déception, à l'idée que la gauche n'a aucune chance, je veux casser cette mécanique qui nous conduirait à la défaite», estime le Premier ministre...

20 Minutes avec AFP

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Manuel Valls en clôture des "Rencontres nationales Etat-Collectivités territoriales: tous les territoires mobilisés contre la radicalisation"
Manuel Valls en clôture des "Rencontres nationales Etat-Collectivités territoriales: tous les territoires mobilisés contre la radicalisation" — PATRICK KOVARIK / AFP

Manuel Valls accentue encore la pression sur François Hollande en vue de la présidentielle. Dans un entretien au Journal du Dimanche, le Premier ministre n’exclut pas d’être candidat face à lui à la primaire du PS et expliquant vouloir « casser cette mécanique qui conduirait (la gauche) à la défaite ».

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Interrogé sur une possible candidature face au président de la République, Manuel Valls répond que « chacun doit mener ses réflexions en responsabilité. Je prendrai ma décision en conscience. Quoi qu’il arrive, le sens de l’État m’animera toujours ». « C’est une question de jours », a-t-il précisé alors que les candidats à la primaire du PS ont jusqu’au 15 décembre pour se déclarer.

« Je veux casser cette mécanique qui nous conduirait à la défaite »

« Face au désarroi, au doute, à la déception, à l’idée que la gauche n’a aucune chance, je veux casser cette mécanique qui nous conduirait à la défaite », estime-t-il également alors qu’on lui demande si une candidature de François Hollande pourrait créer une dynamique.

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« J’ai des rapports de respect, d’amitié, et de loyauté avec le Président. Mais la loyauté n’exclut pas la franchise. Force est de constater qu’au cours de ces dernières semaines, le contexte a changé. La parution du livre de confidences (Un président ne devrait pas dire ça) a créé un profond désarroi à gauche. Comme chef de la majorité, ma responsabilité est donc de tenir compte de ce climat », insiste-t-il.

Aucun président de la Ve République n’a renoncé à briguer un deuxième mandat

« Je n’oublie pas que le président a été élu par les Français en 2012. Mais toute candidature doit intégrer le rapport avec les Français, avec la gauche, avec notre famille politique. Toute décision qui ferait fi de ces trois dimensions apparaîtrait comme bancale ou fragile. Me concernant, j’intègre en permanence ces trois éléments », a poursuivi le Premier ministre.

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La primaire initiée par le PS (22-29 janvier) « doit donner un élan, de l’espoir. Il faut se préparer au face-à-face. Je m’y prépare, j’y suis prêt », lance Manuel Valls, qui avait pourtant longtemps exprimé son opposition personnelle à une telle primaire. Il juge désormais « impensable » l’abandon de ce scrutin évoqué par certains soutiens de François Hollande et « appelle les millions d’électeurs de gauche à y participer ».

Le chef de l’Etat doit annoncer sa décision avant le 15 décembre, date limite des dépôts de candidatures pour la primaire. Aucun président de la Ve République n’a renoncé à briguer un deuxième mandat, exception faite de Georges Pompidou, décédé dans l’exercice de ses fonctions en 1974.