«On ne peut pas laisser François Hollande être candidat», affirme le député socialiste Malek Boutih

PRESIDENTIELLE «Nous sommes nombreux à poursuivre le même objectif, avec détermination, avec sérieux: faire en sorte que François Hollande renonce», ajoute le député PS...

20 Minutes avec AFP

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Le député PS Malek Boutih
Le député PS Malek Boutih — BERTRAND GUAY / AFP

La probable candidature de François Hollande pour la présidentielle est loin de faire l'unanimité au sein de la majorité. Confirmation avec le député PS Malek Boutih. Dans un entretien accordé au Figaro, il estime qu'il ne faut pas «laisser François Hollande être candidat» à la présidentielle.

«Nous sommes nombreux à poursuivre le même objectif, avec détermination, avec sérieux: faire en sorte que François Hollande renonce», affirme l'élu de l'Essonne, soutien de Manuel Valls, dans cet entretien, alors que le chef de l'Etat doit annoncer sa décision sous peu.

Pas de putsch de Valls

Pour cet ancien président de SOS Racisme, le président doit comprendre «que l'horizon lui est fermé» car il est «isolé». Il faut aussi, dit-il en évoquant notamment le livre de confidences du chef de l'Etat, qu'il comprenne que «son problème, c'est lui, ce qu'il est, son comportement».

Malek Boutih se dit «persuadé» que le «courant anti-Hollande est désormais majoritaire à gauche» et juge «même qu'il est majoritaire au sein du gouvernement: s'il y avait un vote, une majorité de ministres se prononceraient contre une candidature du président sortant». Pour le député, au vu de cette situation, «le Premier ministre est confronté au défi de la responsabilité face à l'irresponsabilité présidentielle» et «sert de catalyseur, il rassemble tous ceux qui ne veulent pas de François Hollande pour 2017».

«Manuel Valls ne fera pas de putsch!», assure pour autant Malek Boutih, et «s'il y a complot, il n'est pas du côté des vallsistes ou de tous ceux qui ne veulent pas de François Hollande. Le complot, il est à l'Élysée!»

«Le Premier ministre doit donc tenter de rassembler au-delà de ses soutiens traditionnels. Il doit tendre la main à des élus, des personnalités dont on pensait qu'elles n'étaient pas d'accord avec lui... Mais il faut le faire avec calme», ajoute-t-il.