Primaire à droite: Fillon assume son projet «radical» et répond à Juppé

PRIMAIRE A DROITE En meeting, François Fillon a invité les Français à « enclencher la révolution du bon sens » et à « mettre le turbo »…

20 Minutes avec AFP

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François Fillon à Chassieu (Rhône), le 22 novembre 2016.
François Fillon à Chassieu (Rhône), le 22 novembre 2016. — JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP

Balayant les critiques de son rival pour la primaire à droite, François Fillon défend son projet « radical » pour « redresser la France ». « A tort, Alain Juppé juge mon projet trop radical, trop risqué (…) Si on n’est pas radical maintenant, je me demande quand on le sera ? Je lui réponds que si on ne prend pas tous les risques maintenant, je me demande quand on les prendra ? », a lancé l’ancien Premier ministre mardi lors d’un meeting à Chassieu (Rhône).

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Devant environ 6.000 personnes, selon les organisateurs, François Fillon a invité les Français à « enclencher la révolution du bon sens », à « mettre le turbo ». « D’ici dix ans, la France peut être la première nation européenne », a-t-il lancé sous les vivats du public.

Une « vague qui monte » et qui « porte un nom : celui de la France »

De nombreuses personnalités avaient pris place dans l’assistance, notamment Gérard Larcher, président du Sénat, Valérie Boyer ou Jérôme Chartier, qui le soutiennent depuis le début, Bruno le Maire, qui l’a rallié après son élimination du premier tour de la primaire, les sarkozystes Laurent Wauquiez, Guillaume Larrivé, Guillaume Peltier ou Nadine Morano.

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François Fillon voit une « vague qui monte » et qui « porte un nom : celui de la France (…) Elle est soulevée par ces Français de bon sens, ces Français épris de vérité, épris de cette volonté d’être respectée, d’être debout ! », a-t-il lancé. « François Hollande nous laisse une France en dépôt de bilan, économique et moral. Il n’aura été ni un grand président, ni un président normal, puisqu’il n’aura, tout simplement, jamais vraiment compris ce qu’est "être président de la République" », a lancé le candidat.

« J’affronterai l’extrême droite et son programme démagogique »

« L’honneur comme la sagesse voudrait qu’il renonce à se représenter, mais il ne le fera sans doute pas, convaincu qu’il est, que la démocratie est un jeu à somme nulle. Alors je l’affronterai, lui ou un autre, comme j’affronterai l’extrême droite et son programme démagogique, et nous les vaincrons le moment venu ! », a-t-il assuré.

« François Hollande a abîmé la fonction présidentielle. La présidence des faits divers et des messes basses ne sera pas la mienne. Il n’y a pas d’autorité sans prestige, sans une certaine dignité et une intégrité certaine », a-t-il dit. « L’élection présidentielle de 2017 ne peut pas être celle d’une alternance classique : elle doit être le point de départ d’un peuple qui, par tous ses instincts de vie, se met à l’offensive et à l’action ».