Primaire à droite: Fillon «ne craint pas de retournement» au second tour

ELECTIONS François Fillon, arrivé largement en tête du premier tour de la primaire de la droite et du centre, affrontera Alain Juppé au second tour...

C.B. ; L.C.

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Francois Fillon dans son bureau de l'assemblee
Francois Fillon dans son bureau de l'assemblee — ERIC DESSONS/JDD/SIPA

Retrouvez les résultats définitifs du premier tour de la primaire de la droite et du centre qui s'est déroulée dimanche et les réactions des personnalités politiques ce lundi.

L'ESSENTIEL

  • François Fillon a créé la surprise en emportant largement le premier tour de la primaire de la droite du centre dimanche, avec 44,2% des voix.
  • Alain Juppé arrive en deuxième position avec 28,5%.
  • Nicolas Sarkozy, arrivé troisième, votera pour son ancien Premier ministre.
  • Au sein des Républicains, chacun fait son choix pour le second tour.
  • Alain Juppé et François Fillon s'affronteront lors d'un débat télévisé jeudi. Ils ont chacun prévu deux meetings avant le second tour.

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20h27 : Juppé dénonce « la reconstitution de l’équipe Fillon-Sarkozy »

« Ce qu’on voit aujourd’hui, c’est la reconstitution de l’équipe Fillon-Sarkozy qui nous a dirigés de 2007 à 2012 », a mis en garde Alain Juppé alors que l’ancien chef de l’Etat a annoncé qu’il voterait François Fillon. « Quand on reste pendant cinq ans Premier ministre d’un président de la République, c’est qu’on est totalement comptable de ce qui a été fait », a-t-il relevé.

« Moi je n’ai été ministre que 18 mois et je ne me suis pas désolidarisé de ce qui a été fait », a-t-il ajouté. « On va voir comment les électeurs réagissent devant ce nouveau deuxième tour », a-t-il dit.

A la question de savoir si François Fillon était un « homme neuf », Alain Juppé a lancé : « il a été député avant moi, donc ça fait trente ou quarante ans », a-t-il dit.

20h24 : Fillon « ne craint pas de retournement » au second tour

Sur le plateau du JT de TF1, le Sarthois s’est montré confiant. « Pour que ces Français aient choisi à un pourcentage aussi élevé de me soutenir, c’est qu’ils ont adhéré à ce projet. Donc, je ne crains pas le retournement », a affirmé sur TFI l’ancien Premier ministre.

Il estime par ailleurs que Juppé « caricature » son programme pour essayer de « remonter la pente ».

 

20h16 : Et maintenant, que va faire Nicolas Sarkozy?

La déclaration de Nicolas Sarkozy de dimanche soir rappelle celle de 2012, après son échec à la présidentielle. Promettant un « engagement différent dans la vie du pays », le président battu avait pris des vacances avant d’enchaîner, pendant deux ans et demi, des conférences rémunérées dans le monde entier.

Que va-t-il faire cette fois-ci ? Elements de réponse par

19h48 : Juppé dénonce la vision « extrêmement traditionaliste » de Fillon sur la société

Le maire de Bordeaux, nettement distancé au premier tour par François Fillon, a évoqué devant ses soutiens parisiens réunis à son QG «la vision extrêmement traditionaliste, pour ne pas dire un petit peu rétrograde sur le rôle des femmes, sur la famille, sur le mariage (...)» de son adversaire. Il a opposé «sa plus grande ouverture d'esprit» sur le sujet. «Je dis à mes co-religionnaires catholiques que moi, je suis plus proche de la parole du Pape François que de la Manif pour tous!»

18h43 : Chasse, Pêche, Nature et Traditions choisit Fillon

Le mouvement Chasse, Pêche, Nature et Traditions (CPNT), avait soutenu l’ancien chef de l’Etat Nicolas Sarkozy lors du premier tour de la primaire à droite. Mauvaise pioche, ce dernier a été éliminé après être arrivé 3e derrière François Fillon et Alain Juppé.

Au second tour, CPNT parie sur François Fillon, au lieu d’un Alain Juppé entaché à ses yeux par la présence d'une Nathalie Kosciusko-Morizet, incarnation de « l’écologie bobo ».

18h22 : Un sénateur très proche de Sarkozy n'en revient pas de la victoire de Fillon

Au soir du premier tour de la primaire, la caméra de LCI a capté des images de Thierry Solère, soutien de Bruno Le Maire et Roger Karoutchi, qui soutenait l’ancien président Sarkozy, visiblement très surpris en découvrant des tendances, peu avant la publication des résultats.

18h18 : Copé apporte son soutien à Juppé pour le second tour

« C’est la défense de ces idées », le gouvernement par « ordonnances » et le « réarmement de la France », « qui me conduit à apporter mon soutien pour le deuxième tour à Alain Juppé, tout en laissant à mes amis une totale liberté de choix », a affirmé le député-maire de Meaux, dans une déclaration à la presse.

18h06 : Morin avait prédit le phénomène Fillon

C’était en janvier 2016. Devant des journalistes, Hervé Morin déclarait : « Je vous fais un pari. Souvenez-vous en : se sera François Fillon le prochain président de la République. » Un flair qui n’a pas empêché le président du Nouveau Centre de choisir Bruno Le Maire, arrivé cinquième au premier tour avec 2,4 % des suffrages selon les dernières estimations.

18h05 : Les réseaux sociaux n’avaient pas vu Fillon venir

Les réseaux sociaux n’ont pas vu arriver la victoire de François Fillon dimanche : ils désignaient comme vainqueur Nicolas Sarkozy, omniprésent dans les conversations en ligne, soulignaient plusieurs experts lundi. Conclusion : « Le web social n’est pas un bon indicateur pour évaluer la puissance d’un candidat dans les urnes », résume le spécialiste des réseaux sociaux Nicolas Vanderbiest sur son blog ReputatioLab. Une réponse aux experts qui espéraient que l’écoute des réseaux sociaux permettrait de mieux sonder l’opinion, après l’échec des sondages lors de l’élection présidentielle américaine.

Un signal de la montée de François Fillon - mais pas de la baisse de Nicolas Sarkozy - a cependant émergé le jeudi 17 au soir, après le débat, note Albane Flamant, de Talkwalker : « Les conversations concernant François Fillon ont décollé et atteint le double de celles sur Alain Juppé, rejoignant presque le score de celles sur Nicolas Sarkozy, toujours en tête. »

Dernier présage, la synthèse des outils d’analyse soulignait dès la semaine dernière que la « catosphère » ou « patriosphère » - les Twittos proches des catholiques traditionnalistes ou des souverainistes - s’en sont pris franchement à Alain Juppé, allant jusqu’à l’accuser de soutenir les islamistes - notamment l’influent « @tprincedelamour » - et ont finalement soutenu François Fillon, explique Nicolas Vanderbiest.

 

15h08 : Mailly s’inquiète du programme de Fillon

Concernant François Fillon, il y a « beaucoup de sources d’inquiétudes bien entendu, puisque c’est un programme que je qualifie d’ultralibéral. C’est basé sur quelque chose qui n’a jamais marché, ce que les économistes appellent la stratégie du ruissellement : on donne de l’argent aux riches, comme ça, ils pourront investir dans les entreprises et on pourra embaucher les pauvres », a estimé Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière (FO). « C’est une logique très très libérale et je crois qu’en France, comme ailleurs, ces logiques-là ont montré ces dernières années qu’elles ne marchaient pas. »

14h40 : Xavier Bertrand ne dit toujours pas qui il soutient

Pour qui a voté le président de la région Hauts de France dimanche ? Et pour qui votera-t-il dimanche prochain ? Nul ne le sait. Xavier Bertrand entretient le mystère, se contentant d’affirmer qu’il ne se « reconnaît pas à 100 % dans les différents projets ». Pourquoi ? 20 Minutes vous explique tout dans cet article.

13h50 : Alain Juppé est ravi du soutien de Nathalie Kosciusko-Morizet et le fait savoir

 

13h32 : Pourquoi les sondages n’ont-ils pas vu venir la victoire de Fillon ?

Marge d’erreur, problème d’échantillon… Il existe plusieurs raisons qui expliquent pourquoi les sondeurs n’ont pas anticipé la large victoire de François Fillon.

20 Minutes fait le point et vous explique tout

13h28 : Un des porte-parole de Bruno Le Maire choisit Juppé

Franck Riester, un des porte-parole de Bruno Le Maire, a annoncé qu’il voterait pour Alain Juppé au second tour de la primaire de la droite, contrairement à son candidat.

« Le plus qualifié pour pouvoir nous permettre de gagner l’élection présidentielle, c’est Alain Juppé », a estimé Franck Riester sur iTélé.

13h22 : On a interrogé les sarkozystes « purs et durs » qui déchirent leur carte du parti

Au QG de Nicolas Sarkozy, beaucoup de militants étaient en larmes après la défaite de leur champion au premier tour de la primaire à droite dimanche soir. Dans la soirée, certains soutiens s’interrogeaient déjà sur l’opportunité de poursuivre la campagne à venir des Républicains.

Le reportage est à lire par ici

13h15 : Les Outre-mer ont placé majoritairement Sarkozy en tête

Nicolas Sarkozy a été plebiscité en nombre de voix dans les Outre-mer, grâce surtout aux nombreux votants de la Réunion, mais les résultats, pas encore définitifs, sont très contrastés entre territoires.

En nombre de voix, François Fillon est seulement en troisième position sur l’ensemble des Outre-mer.

En nombre de territoires ultramarins remportés, Alain Juppé est gagnant, puisqu’il est en tête en Guadeloupe, Martinique, Guyane, Polynésie, Wallis et Futuna et Saint-Pierre-et-Miquelon, tandis que Nicolas Sarkozy obtient La Réunion, Mayotte, la Nouvelle-Calédonie et Saint-Martin.

Mais en nombre de voix, selon un décompte provisoire effectué par l’AFP lundi à midi, Sarkozy obtient plus de 22.800 voix dans l’ensemble des territoires ultramarins, devant Juppé (18.800) et Fillon (9.700).

13h03 : Pour Macron, Juppé et Fillon incarnent le « statu quo » et « le retour en arrière »

Emmanuel Macron, candidat à l’élection présidentielle, a estimé lundi qu’avec Alain Juppé et François Fillon, les électeurs avaient « le choix entre deux types de droite : le statu quo ou le retour en arrière ». Pour Macron, la percée de M. Fillon n’est pas totalement une surprise. « Il y avait une vraie dynamique en sa faveur. La Manif pour tous a clairement joué un rôle, cela va être intéressant. Cela montre aussi la grande volatilité de l’électorat et la crise du leadership chez Les Républicains, mais aussi chez les autres », a-t-il observé. Macron a redit sa détermination à « creuser (son) sillon » et son refus de passer par la primaire de la gauche, malgré un appel en ce sens lancé par le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis.

12h42 : Un sondage donne Fillon en tête des intentions de vote

François Fillon arrive en tête des intentions de vote (56 %) pour le second tour de la primaire de la droite dimanche prochain, selon un sondage OpinionWay réalisé auprès des personnes ayant voté au premier tour, diffusé lundi. 18 % n’expriment pas d’intention de vote pour le second tour.

Parmi ceux qui expriment une intention de vote, 56 % des sondés ayant voté au premier tour de la primaire de la droite déclarent qu’entre François Fillon et Alain Juppé, « il y a plus de chance » pour qu’ils votent pour le député de Paris au second tour, contre 44 % qui se prononcent en faveur du maire de Bordeaux. Parmi les électeurs ayant voté pour Nicolas Sarkozy au premier tour, 67 % voteraient pour François Fillon au second (contre 2 % pour Alain Juppé et 31 % qui n’expriment pas d’intention de vote).

Sondage réalisé dimanche, jour du premier tour, par questionnaire auto-administré en ligne, auprès d’un échantillon de 3 095 personnes ayant voté au premier tour, issu d’un échantillon de 17 001 personnes.

12h20 : Le programme de Fillon est « d’une violence absolue », selon Philippot

« [François Fillon], il est sans fard, ce n’est pas Nicolas Sarkozy qui essaie de se présenter pour ce qu’il n’est pas, il est clairement ultralibéral, clairement pour l’austérité (…) c’est un programme d’une violence inouïe », estime Florian Philippot, numéro 2 du Front national.

Il se réjouit par ailleurs du résultat : François Fillon, « ça nous va plutôt bien parce que c’est un candidat qui porte d’abord le bilan de Nicolas Sarkozy. Jusqu’ici la focalisation du bilan, elle était logiquement sur Sarkozy (…) maintenant qu’il n’est plus candidat on va quand même se rappeler que Fillon a été son unique et seul Premier ministre pendant cinq ans, et donc il endosse l’intégralité du bilan du quinquennat en tous domaines et en tous points. On aura toute la campagne pour le rappeler ».

 

12h12 : Fillon sur TF1, Juppé sur France 2

François Fillon sera l’invité de TF1 lundi soir, et devrait tenir un meeting mardi à Marseille. Une réunion à Paris est aussi envisagée. Alain Juppé sera l’invité de France 2 lundi soir. Deux réunions publiques sont déjà programmées mardi à Toulouse et vendredi à Nancy. Le maire de Bordeaux a promis un « combat projet contre projet » avec François Fillon, qu’il affrontera lors d’un ultime débat télévisé jeudi soir.

12h10 : Fillon en tête dans 87 départements

Longtemps distancé dans les sondages, auteur d’une fulgurante remontée dans les deux dernières semaines, l’ancien Premier ministre François Fillon est arrivé en tête dans 87 départements. Il a désormais reçu le soutien de Nicolas Sarkozy et de Bruno Le Maire. Un sondage Opinionway diffusé dimanche soir donnait Fillon vainqueur à 54 % face à Juppé (46 %) au second tour.

11h46 : Un rejet « rejet » de Sarkozy « de la part des électeurs de droite », selon Le Guen

« A tort ou à raison il y a eu un rejet [de Nicolas Sarkozy] indiscutable », estime Jean-Marie Le Guen, secrétaire d’État chargé des Relations avec le Parlement. « Le score de Nicolas Sarkozy est un rejet, non pas des électeurs de gauche – peut-être que des électeurs de gauche se sont manifestés, c’est vraisemblable, de façon minoritaire et modérée – par contre il y a indiscutablement de la part des électeurs de droite rejet de Nicolas Sarkozy ». A la question d’un possible parallèle avec la situation de François Hollande, Le Guen a estimé qu'« il n’y a pas de comparaison à faire entre la personnalité de Nicolas Sarkozy et celle de François Hollande », tout en reconnaissant que l’envie de changement est « une possibilité ».

10h49 : Estrosi ne soutient personne

Et sinon, au cas où vous vous posiez la question, sachez que Christian Estrosi, le président de la région PACA, apporte son soutien… à personne. « Pour le moment » en tout cas. Suspense, suspense…

 

10h38 : Fillon séduit l’Ouest, Juppé l’outre-mer et la Nouvelle Aquitaine

François Fillon séduit la droite catholique et conservatrice. Il a réalisé ses plus gros scores dans huit départements, essentiellement à l’Ouest. Alain Juppé obtient quant à lui ses meilleurs scores outre-mer et dans ses propres terres, en Nouvelle-Aquitaine.

 

10h28 : Sens Commun se réjouit de la qualification de Fillon

Le petit mouvement Sens commun, né dans la foulée de la Manif pour tous et arrimé au parti Les Républicains, a salué lundi « la qualification sans équivoque de François Fillon pour le second tour de la primaire de la droite et du centre ». Il estime que ces résultats viennent « couronner le sérieux, la droiture et la cohérence de la candidature de François Fillon » et qu’ils confirment « que le projet proposé par François Fillon et la figure d’homme d’Etat qu’il incarne sont largement attendus par les Français ».

10h24 : Le Parti Radical soutient Alain Juppé

Dans la perspective du second tour, Laurent Hénart, président du Parti Radical et maire de Nancy, appelle à la mobilisation massive en faveur d’Alain Juppé : « Notre principal objectif est d’assurer l’alternance tout en écartant le danger extrémiste. Pour se qualifier pour le second tour et le cas échéant battre Marine Le Pen, seul Alain Juppé, rassemble une large majorité des Français au-delà de l’opposition actuelle ». Et d’ajouter : « Il s’agit aussi d’avoir demain un Président qui ne pense qu’à l’action et non à sa réélection, comme Alain Juppé qui s’est engagé à ne faire qu’un seul mandat ».

10h18 : Fillon a bénéficié d’une poussée « puissante » mais « volatile » estime Raffarin

François Fillon a bénéficié dimanche, lors du premier tour de la primaire de la droite, d’une poussée « puissante mais très volatile », a estimé Jean-Pierre Raffarin, soutien d’Alain Juppé. Le « programme de François Fillon est un programme qu’il ne pourra pas tenir », selon Raffarin qui s’est demandé si on pouvait mener un quinquennat « sans recruter de fonctionnaires, sans recruter de fonctionnaires dans les hôpitaux, la gendarmerie ou la police ? ». « On n’a aucune chance de réformer par la brutalité », a-t-il assuré. Par ailleurs, pour l’élection présidentielle de 2017, c’est « la droite plus ouverte qui est la mieux placée pour rassembler le pays dans un vote républicain contre Marine Le Pen », présidente du Front national, dit-il.

10h08 : Balladur apporte son soutien à Fillon

L’ancien Premier ministre Edouard Balladur a apporté lundi son soutien à François Fillon pour le second tour de la primaire de la droite face à Alain Juppé, car « la France a besoin de réformes ambitieuses et courageuses ». François Fillon avait occupé le premier poste ministériel de sa carrière dans le gouvernement de Balladur (1993-1995), à l’Enseignement supérieur. Alain Juppé, qui était alors ministre des Affaires étrangères, avait ensuite été l’un des principaux soutiens de Jacques Chirac contre Balladur lors de l’élection présidentielle de 1995.

9h45 : Cambadélis affirme qu’on ne « sait strictement rien » du nombre d’électeurs de gauche qui ont voté Juppé

Le premier secrétaire du PS a affirmé ce lundi sur France Info qu’on ne « sait strictement rien » du nombre d’électeurs de gauche qui se sont déplacés dimanche pour soutenir Alain Juppé. Il a ironisé : « aujourd’hui, ils doivent avoir la gueule de bois, mes camarades de gauche ». « Parce qu’ils ont voulu qualifier Juppé et ils ont qualifié Fillon, je ne pense pas que c’était ce qu’ils souhaitaient », a-t-il expliqué, ajoutant : « comme quoi, parfois on veut participer au débat des autres et on se tire une balle dans le pied ».

Interrogé sur un éventuel appel à voter pour le maire de Bordeaux dimanche prochain, le responsable socialiste a balayé la question. « Ce n’est pas ma responsabilité de choisir entre les candidats de la droite, c’est la responsabilité des électeurs de droite », a-t-il tranché.

Jean-Christophe Cambadélis a expliqué que, pour lui, la plus grande surprise de ce premier tour était que « la primaire plaît aux Français ». « D’ailleurs, certains devraient s’interroger sur cette question, ceux qui s’autodésignent candidats à la présidentielle », a-t-il lâché, évoquant implicitement Emmanuel Macron qui a annoncé mercredi sa candidature pour 2017 sans passer par la primaire organisée par le PS fin janvier. 

 

9h44 : Pour Cambadélis, « la droite a choisi un candidat bien à droite, un candidat ultra »

« La droite a choisi un candidat bien à droite, c’est le candidat ultra : ultra conservateur, ultra libéral, ultra anti-mariage pour tous, ultra anti-social, il coche toutes les cases », a estimé ce lundi le patron des socialistes Jean-Christophe Cambadélis, qui a ironisé sur la « gueule des bois » des électeurs de gauche qui ont voté pour Alain Juppé.

« C’est une droite ultra, c’est aussi une droite passerelle avec le Front national sur le terrain de l’identité, de la conception de la famille », a poursuivi le premier secrétaire du PS au micro de France Info.

 

9h35 : Selon Pécresse, les Français peuvent encore « réviser leur jugement »

Valérie Pécresse a réaffirmé son soutien à Alain Juppé sur France Inter ce lundi. « On verra bien ce qui arrivera cette semaine quand les programmes seront vraiment confrontés, on verra qui est le plus crédible pour réformer la France et peut-être que les Français réviseront leur jugement », a indiqué la présidente de la Région Ile-de-France. Elle estime qu’Alain Juppé est victime selon elle d’une « campagne nauséabonde de diffamation sur ses relations avec l’islamisme ».

On lui a reproché des compromissions avec l’islamisme, ça a été un fil rouge de la campagne, un fil rouge délétère qui a miné une partie de sa campagne », a-t-elle accusé en rappelant qu’Alain Juppé était un « républicain intransigeant ».

« On va avoir un superbe deuxième tour, entre deux personnalités très fortes de la vie politique, programme contre programme, ça va être des débats de très haute tenue », a-t-elle ajouté en réaffirmant : « J’ai fait un choix en conviction en regardant les projets et j’assume de me sentir plus proche du projet d’Alain Juppé ». Selon elle, « on n’a pas vraiment jugé programme contre programme et ça va être le débat de cette semaine ».

Quant à Nicolas Sarkozy, « il n’a pas réussi à renouer son lien avec les Français, il n’a pas su amener des solutions nouvelles, la France de 2017 n’est plus la même que celle de 2007 et 2012 », a estimé l’élue, les Français « veulent des personnes qui parlent moins fort mais qui agissent plus fort ».

9h30 : Les réactions des 7 candidats en vidéo

Ils étaient sept, ils ne sont plus que deux. Retrouvez les réactions des sept candidats de la primaire de la droite et du centre, compilées en vidéo par 20 Minutes :

 

9h20 : Déjà plus de 4 millions de votants au premier tour

Alors que le dépouillement est toujours en cours, la Haute autorité de la primaire de la droite et du centre a indiqué sur son site que le seuil des 4 millions de votants a été franchi. A 9h20, les bulletins de 658 bureaux de vote n’avaient pas encore été dépouillés.
En 2011, à la première primaire ouverte du PS, 2,6 millions de personnes avaient participé au premier tour, puis 2,8 millions au second tour.

9h15: Dans le camp Fillon, «on ne s'attendait pas à un plébiscite aussi massif»

«C'est sûr qu'on ne s'attendait pas à un plébiscite aussi massif, mais on était persuadé qu'il serait au second tour. (...) L'adhésion massive, le raz-de-marée François Fillon, sont dus à un programme solide, construit, mais surtout à une personnalité constante, courageuse, qui dit la vérité», a déclaré sur franceinfo sa porte-parole, Valérie Boyer.

 

9h10 : Pour Hamon, contre Fillon il faut « une gauche qui ne s’excuse pas d’être de gauche »

Pour contrer la « droite qui ne s’excuse pas d’être de droite » de François Fillon, il faut « une gauche qui ne s’excuse pas d’être de gauche », a réclamé ce lundi sur RTL Benoît Hamon, candidat à la primaire organisée par le PS en janvier 2017.

Selon le député des Yvelines, François Fillon propose « une vraie révolution conservatrice ». Evoquant sa volonté d’amender la loi Taubira, de renoncer aux 35 heures et de supprimer plusieurs centaines de milliers de postes de fonctionnaires, Benoît Hamon a décrit un projet « contraire » à celui qu’il défend.

Il a aussi dit s’inquiéter de la politique étrangère prônée par l’ancien Premier ministre, particulièrement sur la guerre en Syrie. « François Fillon s’est ouvertement réclamé d’un camp, celui de Bachar al-Assad et Poutine », a-t-il affirmé.

9h00 : Pour Lagarde (UDI), le débat sera « plus apaisé » sans Sarkozy.

La droite va « avoir un débat plus apaisé », le « problème de personnalité » de Nicolas Sarkozy étant « réglé », a jugé ce lundi Jean-Christophe Lagarde, président de l’UDI (centre) et soutien d’Alain Juppé.

« Au premier tour, il y a eu une confrontation de personnalités. Les Français ont fait, massivement, un choix de personnalité. Grosso modo ça voulait dire : "On ne veut plus de Nicolas Sarkozy". Je l’ai dit à plusieurs reprises : nous ne souhaitions pas que Nicolas Sarkozy puisse être le candidat de la droite et du centre. Le problème de personnalité étant réglé, je pense qu’on va avoir un débat plus apaisé », a-t-il déclaré.

Jean-Christophe Lagarde a défendu le programme « réaliste et applicable » du maire de Bordeaux et a attaqué celui de François Fillon. « Je ne crois pas qu’on puisse passer cinq ans sans recruter un policier, un militaire, une infirmière », a-t-il dit, reprenant l’angle principal du camp Juppé sur l’objectif de François Fillon de supprimer 500.000 postes de fonctionnaires lors du prochain quinquennat.

8h50 : Pour qui voteront les cinq candidats recalés au second tour ?

C'est déjà l'heure des ralliements, à une semaine du duel Juppé-Fillon au second tour de la primaire de la droite. Pour qui voteront les cinq recalés du premier tour ainsi que les cadres de la droite ? On vous a résumé ça par ici.

>> Pour qui voteront les cinq candidats recalés au second tour ?

 

8h40 : Luc Chatel votera pour Fillon

Les ralliements se poursuivent au sein du parti Les Républicains. Luc Chatel, qui soutenait Nicolas Sarkozy, a déclaré qu'il votera pour François Fillon au second tour de la primaire de la droite et du centre, à l'instar de Rachida Dati et Laurent Wauquiez. «Pour le second tour de la primaire je soutiens François Fillon pour son programme économique et sa large capacité de rassemblement», a tweeté le député de la Haute-Marne.

 

8h25 : « Alternance molle » contre « alternance forte » ?

C’est le match des mots à droite au lendemain du premier tour de la primaire ouverte. « Il faudra entendre le message de ceux qui ont voté pour Nicolas Sarkozy et qui ont au fond demandé une alternance qui soit une alternance forte, une vraie alternance et je pense que François Fillon est celui qui pourra le mieux le prendre en compte », a déclaré Laurent Wauquiez, président par intérim du parti Les Républicains.

Le soutien de Nicolas Sarkozy reprend ainsi en creux la critique formulée par l’ancien président qui a fustigé à de nombreuses reprises « l’alternance molle » que représente selon lui Alain Juppé, arrivé deuxième au premier tour.

Dimanche, François Fillon a employé l’expression « alternance forte » dans son discours de victoire. « A tous les Français, quel que soit leur vote, je dis qu’ensemble nous allons bâtir une alternance forte pour la France ».

8h10 : Juppé face à une mission difficile

Qualifié mais sonné. Le camp juppéiste ne s’attendait à ce que le maire de Bordeaux accuse plus de 14 points de retard sur François Fillon au premier tour de la primaire de la droite et du centre. Alors que Nicolas Sarkozy, arrivé troisième, annonce qu’il votera Fillon, et que de nombreuses autres personnalités de droite se rallient à l’ancien Premier ministre, le second tour s’annonce plus difficile que prévu pour Alain Juppé.

>> La difficile mission d'Alain Juppé face à François Fillon au second tour

 

7h55 : Laurent Wauquiez votera pour Fillon

Laurent Wauquiez, président par intérim des Républicains depuis le mois d’août, votera pour François Fillon au second tour, « car c’est celui qui défendra le mieux les valeurs de la droite », a-t-il tweeté ce lundi.

Mais il ne donne pas de consigne de vote. « Je ne donne pas de consigne de vote parce que les Français n’aiment pas ça et parce que je dois aussi veiller à bien garder l’unité de notre mouvement. Je n’aime pas me dérober et donc je dis clairement ce que je ferai : je voterai pour François Fillon » dimanche prochain, a-t-il déclaré sur France 2.

 

7h50: Rachida Dati votera pour Fillon

Rachida Dati a choisi : elle votera pour François Fillon au second de la primaire de la droite et du centre. L'ancienne garde des Sceaux de Nicolas Sarkozy l'a annoncé ce lundi à l'antenne d'Europe 1. «Je voterai François Fillon. Et je vais demander à ceux qui nous accompagnent depuis longtemps de voter François Fillon».

«Il y a eu une volonté d'éliminer Sarkozy», a toutefois regretté l'eurodéputée. «J'ai forcément une pensée émue pour Nicolas Sarkozy. (...) J'ai trouvé son discours très digne comme il l'avait été d'ailleurs en mai 2012 quand il avait été battu par François Hollande», a-t-elle dit également.

 

7h40 : Copé dira qui il ralliera pour le second tour ce lundi

Jean-François Copé, qui a réuni 0,3 % des voix du premier tour de la primaire de la droite selon des résultats provisoires, dira ce lundi qui il ralliera pour le second tour.

« Demain (lundi) je réunirai mes amis, et à l’issue de cette réunion, je prendrai ma décision pour le second tour », a déclaré le député-maire LR de Meaux.

« Demain, je vous dirai plus précisément celui auprès duquel je me trouverai pour ce second tour de la primaire, car c’est maintenant un rendez-vous majeur pour notre pays », a-t-il poursuivi. « Ce que je veux en tout état de cause vous dire, c’est que cette droite décomplexée que je défends, pour une France décomplexée, libérée de toutes ses contraintes, cette idée selon laquelle la main ne doit plus trembler quand il faut décider, je la porterai de toutes mes forces ».

7 h 30 : Les derniers chiffres du premier tour 

En attendant les résultats définitifs qui devraient être communiqués ce lundi par la Haute Autorité de la primaire, voici en infographie les chiffres confirmés un peu après minuit.

François Fillon arrive largement en tête du premier tour avec 44,2 % des voix devant Alain Juppé 28,5 % et Nicolas Sarkozy 20,6 %, selon les chiffres portant sur plus de 3,9 millions de votants et 92 % des 10 229 bureaux de vote. Suivent Nathalie Kosciusko-Morizet (2,5 %), Bruno Le Maire (2,4 %) Jean-Frédéric Poisson (1,4 %) et Jean-François Copé (0,3 %).