Martine Aubry veut tenter de rassembler socialistes, communistes et écologistes

GAUCHE Cette initiative vise notamment à renforcer le dialogue avant la primaire de la « Belle alliance populaire » lancée par le PS…

20 Minutes avec AFP

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Martine Aubry, le 19 août 2016
Martine Aubry, le 19 août 2016 — O. Aballain / 20 Minutes

La gauche peut-elle encore se rassembler ? Christiane Taubira, Claude Bartolone, Christian Paul mais aussi le communiste Olivier Dartigolles ou l’écologiste Pascal Durand en sont convaincus. Ils participeront le 26 novembre à Bondy (Seine-Saint-Denis) à une réunion de « rassemblement » à l’initiative de Martine Aubry.

« On veut que toutes les composantes de la gauche se rassemblent, on ne se retrouve pas dans le débat disant qu’il y a deux gauches irréconciliables », a expliqué au cours d’un déjeuner avec la presse Jean-Marc Germain, député des Hauts-de-Seine et proche de Martine Aubry.

La motion B en force

Durant une journée de tables rondes et d’interventions, plusieurs courants du Parti socialiste seront représentés. La motion B sera présente en force, avec Christian Paul, son chef de file, Mathieu Hanotin, directeur de campagne deBenoît Hamon, Laurent Baumel, proche d’ Arnaud Montebourg ou encore Emmanuel Maurel, proche de Marie-Noëlle Lienemann.

Le secrétaire d’Etat au Commerce extérieur Matthias Fekl, qui a lancé en octobre dernier son propre mouvement « Movida », devrait de son côté débattre avec le chef du gouvernement wallon Paul Magnette, qui s’est récemment opposé à l’accord de libre-échange entre l’UE et le Canada (CETA). L’ancienne ministre de la Justice Christiane Taubira et Martine Aubry prendront aussi la parole, chacune une demi-heure durant. La maire de Lille n’a pour l’instant pas pris position dans le cadre de la primaire de la gauche organisée par le PS.

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Cette initiative vise notamment à renforcer le dialogue entre le PS et les communistes et écologistes, alors que le PCF et EELV n’ont pas rejoint la « Belle alliance populaire » lancée par le PS, ni les primaires de la gauche (22-29 janvier). « Ce n’était pas possible de ne pas se parler jusqu’au deuxième tour des élections législatives », souligne Jean-Marc Germain, qui souhaite travailler sur les « convergences », en vue de la présidentielle mais aussi des « législatives » et « pour l’après ».