VIDEO. Primaire à droite: Fillon se rebiffe contre un débat «spectacle», l'émission part en sucette

DEBAT Après une critique de François Fillon, le débat a quelque peu échappé aux animateurs...

L.C.

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François Fillon lors du dernier débat de la primaire à droite, le 17 novembre.
François Fillon lors du dernier débat de la primaire à droite, le 17 novembre. — Christophe ARCHAMBAULT / AFP POOL / AFP

A un quart d’heure de la fin du troisième débat de la primaire de la droite et du centre, François Fillon a critiqué l’organisation du débat, qui a flotté durant quelques minutes dans une certaine cacophonie.

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Contourner la distribution de la parole

Le temps de parole de chaque candidat est indiqué sur leur pupitre. Les journalistes en tiennent compte pour distribuer la parole. David Pujadas a ainsi expliqué que tous ne pourraient pas s’exprimer sur chaque sujet.

Jean-Frédéric Poisson a choisi de contourner cette règle, en esquivant une question sur le découpage des régions, préférant répondre à la précédente, sur la pauvreté.

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« Laissez-nous nous exprimer, Monsieur Pujadas »

Puis François Fillon a interrompu David Pujadas pour critiquer l’organisation du débat. Il a interpellé les journalistes, remettant en cause un débat « où vous balayez des sujets de fond en trente secondes ». Il a réclamé plus de temps de parole pour les propositions, moins pour les interpellations entre candidats. « Vous avez une conception de ce débat en termes de spectacle. Laissez-nous nous exprimer, Monsieur Pujadas », lance l’ex-Premier ministre. Et d’embrayer sur la santé : « je voudrais qu’on réforme la politique de santé, qu’elle soit basée sur les médecins généralistes, désétatisée ».

David Pujadas lui a pourtant rappelé que, comme pour le premier et le deuxième débat, les équipes des candidats s'étaient accordées sur le format de l'émission.

Le débat a par la suite quelque peu échappé aux animateurs. Les candidats étaient invités à s’interpeller, mais certains ont pris la parole de manière impromptue, dans une certaine cacophonie.

Certains internautes ont même qualifié la situation sur le plateau d'« anarchie » :

Le Maire et Sarkozy s'en sont pris à Elkabbach et Pujadas

Plus tôt au cours du débat, Bruno Le Maire s'en est pris à «la France des journalistes» et au manque de «respect» de Jean-Pierre Elkabbach qui venait de sous-entendre qu'il serait éliminé dimanche.

Quant à Nicolas Sarkozy, il s'est indigné d'une question du journaliste David Pujadas sur les accusations de financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007.

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