Primaire à droite: Les candidats divergent sur l'élection de Trump

DEBAT Le troisième débat de la primaire de la droite a débuté par une question sur l'élection de Trump et la «poussée des votes anti-élites»...

L.C. avec AFP

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Le dernier débat de la primaire à droite avant le 1er tour.
Le dernier débat de la primaire à droite avant le 1er tour. — France2

Les candidats à la primaire de la droite et du centre ont divergé jeudi soir sur les conséquences en France de l’élection de Donald Trump, mais tous se sont accordés sur le « choc » que cela pouvait provoquer sur le plan international.

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Opportunité ou menace pour la France ?

Lors du troisième débat télévisé, Alain Juppé s’est rapidement interrogé : « Fera-t-il après l’élection ce qu’il avait annoncé ? […] Il commence à mettre de l’eau dans son vin après ses déclarations tonitruantes. » Le maire LR de Bordeaux a pronostiqué trois « chocs » à venir, sur le commerce, la défense et le développement durable.

L’ancien président Nicolas Sarkozy a lui pronostiqué une recrudescence d'« agressivité » dans la manière dont les Américains vont défendre leurs « intérêts », a prôné un « Buy European act » et enfin prédit une « rétractation » de la domination américaine, qui peut dès lors « marquer le retour de la France et de l’Europe sur la scène internationale ».

Premier à s’exprimer, François Fillon avait estimé que « ce n’est pas » le nouveau président américain qui avait « semé le chaos au Proche-Orient en envahissant l’Irak » ou qui avait « voulu installer un bouclier anti-missiles à la frontière avec la Russie », plaidant une nouvelle fois pour une « relation transatlantique qui soit beaucoup plus équilibrée », plus pro-russe.

« Lorsqu’on n’écoute pas le peuple, les peuples se vengent […]. Il y a une colère, une inquiétude, un besoin de protection économique et un besoin de protection culturelle », a lancé de son côté Bruno Le Maire.

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Pour Jean-François Copé, « c’est l’Amérique de toutes les colères qui a gagné […] Moi je suis un peu inquiet, je vois bien que Trump a gagné sur l’échec cumulé de Bush et d’Obama. Je redoute que Le Pen puisse gagner sur les échecs que nous avons connus, Nicolas [Sarkozy] et François [Fillon], et sur l’échec d’Hollande. »

Nathalie Kosciusko-Morizet n’a, elle, « pas changé d’avis. Ce qui était détestable dans les propos de Donald Trump l’est toujours : le sexisme, le racisme, l’homophobie ne sont pas plus acceptables depuis qu’il a été élu président américain. »

Seul Jean-Frédéric Poisson s’est « félicité » de la victoire de M. Trump qui « signifie la fin du politiquement correct ».

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