Nicolas Sarkozy, Bruno Le Maire, François Fillon, Alain Juppé, Jean-Frédéric Poisson, Nathalie Kosciusko-Morizet et Jean-François Copé sont les candidats à la primaire de la droite et du centre.
Nicolas Sarkozy, Bruno Le Maire, François Fillon, Alain Juppé, Jean-Frédéric Poisson, Nathalie Kosciusko-Morizet et Jean-François Copé sont les candidats à la primaire de la droite et du centre. — MARTIN BUREAU;JOEL SAGET;KENZO TRIBOUILLARD;MEHDI FEDOUACH / AFP

PROGRAMME

Primaire à droite: Fiscalité, sécurité, fin des 35 heures... Retrouvez les mesures phares de chaque candidat

Visualisez en un clin d’œil les principales mesures proposées par les candidats de la primaire à droite…

Demandez le programme ! Les candidats de la primaire à droite, dont le premier tour se tient ce dimanche 20 novembre, sont majoritairement favorables à une baisse des charges et des impôts, à une révision du Code du travail et à une diète massive dans la fonction publique. Ils se distinguent cependant sur d’autres points. Visualisez les principales mesures de leur programme ci-dessous…

Le député-maire LR de Meaux Jean-François Copé, le 27 avril 2016 à Toulouse.
Le député-maire LR de Meaux Jean-François Copé, le 27 avril 2016 à Toulouse. - SIMON DECLEVES/SIPA

Jean-François Copé

Le député-maire de Meaux souhaite gouverner via 15 ordonnances prises au 31 août 2017, concernant « le rétablissement de la sécurité, la lutte contre le communautarisme islamiste et la libération du travail, le développement du numérique et la réindustrialisation des territoires ».

Favorable à une baisse de l’impôt sur le revenu de 5 milliards d’euros, il préconise d’augmenter de 3 points le taux supérieur de la TVA (de 20 % à 23 %).

Jean-François Copé propose par ailleurs la suppression du droit du sol et l’enfermement des fichés S.

François Fillon, candidat à la primaire, le 13 juin 2016 à Notre-Dame des-Landes (Pays de la Loire).
François Fillon, candidat à la primaire, le 13 juin 2016 à Notre-Dame des-Landes (Pays de la Loire). - SEBASTIEN SALOM-GOMIS/SIPA

François Fillon

Pour créer un « choc de compétitivité », l’ancien Premier ministre s’engage sur un programme de 100 milliards d’euros d’économies en cinq ans sur les dépenses publiques. Il propose l’augmentation de 3,5 points le taux normal de TVA contre une baisse de 40 milliards de baisses des cotisations des entreprises et 10 milliards d’allégements sociaux et fiscaux pour les ménages.

François Fillon préconise le retour aux 39 heures dans la fonction publique, et le recul de l’âge de la retraite à 65 ans avec un alignement des régimes du public et du privé.

Le candidat bénéficiant du soutien du mouvement « Sens commun » (l’émanation de la Manif pour tous au sein du parti Les Républicains) veut enfin réserver l’adoption plénière aux couples hétérosexuels, et limiter la PMA aux couples hétérosexuels infertiles.

Alain Juppé, lors d'un débat télévisé de la primaire de la droite et du centre, le 3 novembre 2016.
Alain Juppé, lors d'un débat télévisé de la primaire de la droite et du centre, le 3 novembre 2016. - Eric Feferberg/AP/SIPA

Alain Juppé

Le maire de Bordeaux vise, comme ses concurrents, de 80 à 100 milliards d’économies sur la dépense publique en cinq ans. Il est favorable à ce que la durée de travail puisse atteindre 39 heures en entreprises, sauf si un accord met en place une durée inférieure.

Il propose une hausse de 1 point de la TVA et souhaite la dégressivité des allocations-chômage au bout d’un an.

Le promoteur du concept d’« identité heureuse » souhaite aussi faire voter chaque année par le Parlement un plafond d’immigration, soumettre à condition le regroupement familial (à l’exercice d’un emploi), et autoriser le placement des familles en rétention administrative.

La candidate à la primaire à droite Nathalie Kosciusko-Morizet, le 6 octobre 2016 à Paris.
La candidate à la primaire à droite Nathalie Kosciusko-Morizet, le 6 octobre 2016 à Paris. - ROMUALD MEIGNEUX/SIPA

Nathalie Kosciusko-Morizet

Comme pour ses concurrents, NKM propose 100 milliards d’euros de baisse d’impôts et de charges pour les entreprises, afin de créer un « choc de compétitivité ».

Elle souhaite créer un nouveau statut du travailleur indépendant avec une protection sociale, et la mise en place d’une « flat tax » ou « impôt proportionnel individualisé ».

Autre chantier phare, celui de la dépendance, avec « une politique publique pour créer une nouvelle filière et mettre à disposition des accompagnants. »

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Bruno Le Maire le 5 mars 2016 à Saint-Denis
Bruno Le Maire le 5 mars 2016 à Saint-Denis - MATTHIEU ALEXANDRE AFP

Bruno Le Maire

Visant 80 à 100 milliards d’euros d’économies sur le quinquennat, Bruno Le Maire veut supprimer, sur dix ans, un million de postes de fonctionnaires (soit 100.000 par an). Ceux-ci seraient en partie remplacés par des contrats de 5 à 10 ans. Il préconise que la durée légale du travail soit fixée au niveau de l’entreprise.

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L’ancien ministre s’oppose à une baisse de l’impôt sur le revenu, préférant baisser la CSG. Le député de l’Eure promeut une privatisation de Pôle emploi et la réduction de la durée d’indemnisation du chômage.

Il souhaite enfin proposer par référendum de réduire le nombre de parlementaires, de limiter à trois le nombre de mandats, et d’obliger les fonctionnaires à démissionner s’ils deviennent parlementaires.

Le député PCD Jean-Frédéric Poisson, candidat à la primaire de la droite et du centre, le 9 novembre 2016 à l'Assemblée nationale
Le député PCD Jean-Frédéric Poisson, candidat à la primaire de la droite et du centre, le 9 novembre 2016 à l'Assemblée nationale - PDN/SIPA

Jean-Frédéric Poisson 

Le président du parti chrétien-démocrate (PCD) propose une réforme du Code du travail avec une « primauté à la négociation par branche ». Il souhaite aligner les conditions de travail du secteur public sur celles du privé, supprimer le statut de la fonction publique en dehors des fonctions régaliennes. Il se distingue en ne proposant pas la suppression des 35 heures.

Au niveau européen, il promeut « la remise à plat des traités européens ». Il souhaite par ailleurs « une réforme de l’école avec un ministère de l’Instruction publique et non plus d’Education nationale. »

Contrairement aux autres candidats, Jean-Frédéric Poisson souhaite abroger la loi sur le mariage homosexuel. Il souhaite enfin rétablir le droit du sang pour l’accession à la nationalité française.

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L'ancien président Nicolas Sarkozy, Le candidat à la primaire à droite et du centre, le 24 août 2016 à TF1 à Boulogne-Billancourt.
L'ancien président Nicolas Sarkozy, Le candidat à la primaire à droite et du centre, le 24 août 2016 à TF1 à Boulogne-Billancourt. - BERTRAND GUAY / AFP

Nicolas Sarkozy

Si l’ancien président vise, comme la plupart des candidats, 100 milliards d’économies, il se démarque des autres en proposant de réduire dès 2017 l’impôt sur le revenu de 10 %. Il souhaite aussi porter l’âge légal de la retraite à 64 ans en 2025, contre 65 ans pour ses concurrents.

Favorable aux 37 heures dans la fonction publique, il veut étendre le service minimum « aux secteurs essentiels ».

Préconisant un référendum le jour du second tour des législatives, il souhaite interroger les Français sur les questions suivantes : le retour au cumul des mandats et la diminution du nombre de parlementaires, la suspension du regroupement familial et l’internement administratif des « fichés S ».

A 20 Minutes, Nicolas Sarkozy assure enfin que son « premier rendez-vous sera pour l’ensemble du monde handicapé ». Il souhaite enfin la suppression de l’Aide médicale d’État (AME).

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