Présidentielle 2017: Fébrilité au PS avant une éventuelle annonce de Macron

PRESIDENTIELLE Jean-Christophe Cambadélis et François Hollande appellent au rassemblement…

M.C. avec AFP
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François Hollande et Jean-Christophe Cambadélis à Paris, le 6 octobre 2016.
François Hollande et Jean-Christophe Cambadélis à Paris, le 6 octobre 2016. — STEPHANE DE SAKUTIN / POOL / AFP

La (probable) déclaration imminente de la candidature d’Emmanuel Macron ? « Très embêtant » et « très dangereux » pour Jean-Christophe Cambadélis, qui agite le spectre de l’élimination de la gauche au premier tour de la présidentielle. François Hollande, lui, ne fait « pas de commentaires sur une quelconque annonce » mais a appelé au « rassemblement » mardi.

Cette candidature, « c’est très embêtant, a jugé le premier secrétaire du PS sur France 2. Parce que la gauche est dans un rapport aujourd’hui de 60-40 si vous mettez l’extrême droite et la droite vis-à-vis de la gauche. Si on morcelle, si un jour il y a un candidat qui est Macron, un candidat désigné par la primaire [du PS], un candidat qui est Mélenchon, un candidat du parti communiste, un candidat des écologistes, je vous donne le résultat : aucun de ceux que je viens de nommer ne seront au deuxième tour de la présidentielle ».

« Maintenant on a l’exemple de Donald Trump »

« On peut s’en laver les mains, moi je pense que c’est très dangereux, a ajouté Jean-Christophe Cambadélis, parce que la droite dérive à droite, parce que l’extrême droite peut toujours y arriver. Maintenant on a l’exemple de Donald Trump ».

Le premier secrétaire du parti a rappelé que les socialistes qui soutiendront Emmanuel Macron lorsque le candidat du PS sera désigné seront exclus. « Le jour où il y aura un candidat socialiste après la primaire (des 22 et 29 janvier), il faudra choisir », a-t-il prévenu. « Il pouvait participer à la primaire. Je suis obligé de constater qu’il [n’en a] pas envie ».


A la candidature annoncée de Macron, Hollande en appelle à la "cohésion"

Avertissant qu’il « ne ferai[t] pas de commentaires sur une quelconque annonce », François Hollande a lui appelé au « rassemblement » dans une interview depuis Marrakech à France 24, TV5Monde et RFI. « Pour la France, c’est la cohésion qui va être l’élément essentiel », la gauche faisant « partie de la France », a-t-il déclaré, ajoutant, « ce qui compte, ce n’est pas ma personne, c’est le pays ».