Marion Maréchal Le Pen prête à travailler avec Stephen Bannon, le bras droit de Trump

EXTREME DROITE Le haut conseiller et chef de la stratégie du futur président américain souhaite collaborer avec le Front national…

H. B. avec AFP

— 

Marion Maréchal-Le Pen, le 07 avril 2016.
Marion Maréchal-Le Pen, le 07 avril 2016. — CHAMUSSY/SIPA

L’élection de Donald Trump donne des ailes à l’extrême droite française. Après l’éclatante victoire du populiste américain, Stephen Bannon, directeur de campagne et bras droit de Donald Trump, s’est empressé de tendre la main à la France. « Nous pensons que la France est l’endroit où il faut être. Avec ses jeunes entrepreneurs, les femmes de la famille Le Pen… Marion Maréchal Le Pen est la nouvelle étoile montante », a notamment déclaré, sur radio-londres.fr, celui qui dirige le site d’informations ultra-conservateur Breitbart News.

>> A lire aussi : Steve Bannon, l'homme de l'ombre qui a fait élire Donald Trump

Une proposition que Marion Maréchal Le Pen ne pouvait pas refuser. « Je réponds oui à l’invitation de Stephen Bannon, directeur de la campagne Trump, à travailler ensemble », a écrit la nièce de Marine Le Pen dans un tweet samedi, diffusé d’abord en anglais puis en français.

Pour un mouvement international de nationalistes blancs anti-immigrés

Directeur général de l’équipe de campagne et désormais « haut conseiller et chef de la stratégie » du président Trump, Stephen Bannon, 62 ans, tirait les ficelles en coulisses. Il n’a rejoint l’équipe qu’en août à la faveur d’un remaniement de l’équipe Trump, se mettant en congés du site d’information conservateur Breitbart News, qui entretient des liens avec des mouvements d’extrême droite européens.

>> A lire aussi : Les incidents racistes se multiplient depuis l'élection de Trump

Relativement nouveau dans le milieu conservateur, son expérience chez Breitbart en fait un important porte-voix de l'« alt-right », un mouvement qui rassemble des nationalistes blancs anti-immigrés et des personnes farouchement opposées à « l’establishment » politique.

David Duke, militant de « la suprématie blanche » et ancien membre du Ku Klux Klan, s’est aussitôt félicité de cette future collaboration en postant un message sur Twitter.