Michel Sapin se moque des propositions d’Emmanuel Macron sur les 35 heures

EMPLOI « On savait que Sapin ne comprenait pas tout. La nouveauté est qu’il nous le confirme sur le mode bête, méchant et parfaitement inutile », a répliqué le secrétaire général d’En marche!….

20 Minutes avec AFP

— 

Michel Sapin et Emmanuel Macron, le 29 juillet 2015.
Michel Sapin et Emmanuel Macron, le 29 juillet 2015. — ALAIN JOCARD / AFP

Nouvelle passe d’armes entre Michel Sapin et Emmanuel Macron. Dans une interview accordée aux Echos, le ministre de l’Economie a taclé son ex-collègue de Bercy au sujet de ses propositions sur les 35 heures, notamment celle de moduler le temps de travail en fonction de l’âge.

« J’ai compris que, dans ses propositions, les jeunes devraient être moins payés que les vieux et travailler plus que les vieux. Chacun pourra juger. Quand on commence à rentrer dans le concret, cela permet à chacun de porter un jugement sur autre chose que la seule qualité du sourire », s’est moqué  Michel Sapin.

Richard Ferrand réplique

Le député Richard Ferrand, secrétaire général d’En marche !, a vivement réagi sur Twitter à l’attaque de Michel Sapin. « On savait que Sapin ne comprenait pas tout. La nouveauté est qu’il nous le confirme sur le mode bête, méchant et parfaitement inutile », a-t-il taclé.

Ce jeudi, dans une longue interview à L’Obs, Emmanuel Macron a commencé à dévoiler ses propositions en matière sociale, se disant favorable à « plus de souplesse, plus de flexibilité » sur le temps de travail. « Il faut […] s’adapter aux individus. On peut ainsi imaginer que les branches professionnelles négocient une possibilité pour les salariés qui le souhaiteraient de travailler moins à partir de 50 ou 55 ans : 30, 32 heures, pourquoi pas ? », avait détaillé Emmanuel Macron.

>> A lire aussi : 35 heures, retraites, chômage, éducation…Les mesures sociales d’Emmanuel Macron

« En revanche, quand on est jeunes, 35 heures, ce n’est pas long […]. Quand on est jeune, 35 heures ce n’est pas assez. On veut travailler plus, on veut apprendre son job », avait ajouté le fondateur d’En marche !, qui devrait se déclarer prochainement à la présidentielle.