Présidentielle 2017: Sapin «souhaite la candidature» de Hollande

ELECTION Michel Sapin a déploré une interprétation « fausse » de ses récents propos favorables à une candidature de Manuel Valls…

20 Minutes avec AFP

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François Hollande et Michel Sapin
François Hollande et Michel Sapin — KENZO TRIBOUILLARD / POOL / AFP

Le ministre de l’Economie et des Finances met les choses au clair. Michel Sapin « souhaite la candidature de François Hollande », a-t-il déclaré aux Echos dimanche, déplorant une interprétation « fausse » de ses récents propos favorables à une candidature de Manuel Valls si le président de la République renonçait à se représenter.

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Regrette-t-il ses propos, qui avec des déclarations similaires du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, un autre proche du chef de l’Etat, ont été vus comme des signes que le premier cercle « hollandais » doutait ?

«J'assume» mes propos

« Pas du tout. Je les assume. Mes déclarations, pour ceux qui les ont écoutées, consistaient à dire que le meilleur candidat pour rassembler la gauche et les Français, c’est le président de la République actuel », a précisé Michel Sapin dans une interview au quotidien économique.

« Je souhaite la candidature de François Hollande. Mais une candidature, c’est un engagement et une envie personnelle. S’il devait ne pas être candidat, le mieux placé pour incarner la gauche de pouvoir, ce serait le Premier ministre », poursuit-il, jugeant qu’il s’agit là d'« une banalité institutionnelle et une réalité humaine ». « L’interprétation selon laquelle je ne souhaiterais pas la candidature du président est fausse. Il en va de même pour Jean-Yves Le Drian », assure encore le patron de Bercy.

Valls, le candidat naturel

Le ministre de l’Economie et des Finances avait estimé début novembre que le Premier ministre Manuel Valls serait le « candidat naturel » de la « gauche de responsabilité » si le président François Hollande ne se représentait pas en 2017.

Trois jours plus tard, Jean-Yves Le Drian avait estimé que François Hollande serait en mesure de rassembler la gauche en 2017, tout en ouvrant pour la première fois la porte au scénario Manuel Valls, « le mieux placé » si « d’aventure » le chef de l’Etat ne se représentait pas.