Primaire à droite : Ce qu’il faut retenir du deuxième débat des candidats

POLITIQUE Les moments forts du deuxième débat entre les sept candidats à la primaire de la droite et du centre, ce jeudi soir…

A.-L.B.

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Les candidats à la primaire de la droite et du centre,  Nathalie Kosciusko-Morizet, Nicolas Sarkozy et Jean-Frederic Poisson, lors du second débat télévisé, le 3 novembre 2016.
Les candidats à la primaire de la droite et du centre, Nathalie Kosciusko-Morizet, Nicolas Sarkozy et Jean-Frederic Poisson, lors du second débat télévisé, le 3 novembre 2016. — E. Feferberg/AP/SIPA

Vous avez loupé le deuxième débat télé des candidats à la primaire ? 20 Minutes vous retrace les moments forts de la soirée…

>> Revivez le débat de la primaire à droite en live

Nicolas Sarkozy ciblé

Nicolas Sarkozy a rappelé son statut d’ancien président pour mieux se distinguer de ses adversaires, qualifiant par deux fois Nathalie Kosciusko-Morizet de « bonne porte-parole ». « Aucun [des rivaux] ne m’a supplié de quitter le gouvernement », et tous ont été « loyaux et solidaires », a notamment jugé l’ancien chef de l’Etat. Avec Bruno Le Maire, la prise de bec a concerné la promesse de l’ancien chef d’Etat de se retirer de la vie politique en 2012… « Si j’écoute Bruno, si à chaque fois qu’on est battu on n’a plus le droit de se présenter, je te rappelle : tu as été battu à la présidence de l’UMP [en 2014] », a balancé Nicolas Sarkozy.

« Je dis simplement, Nicolas, qu’avant la candidature de 2012 tu avais dit : "Si je suis battu je ne reviendrai pas en politique" : les mots ont un sens », a répliqué Bruno Le Maire. « Si être battu c’était rédhibitoire (…). Commence d’abord par être élu, tu verras que c’est très difficile ! », a ensuite lâché Nicolas Sarkozy. Et bim…

>>Débat de la primaire à droite: Nicolas Sarkozy visé par ses rivaux dès le début

Jean-François « Yolo » Copé

Amusé une bonne partie de la soirée politique, Jean-François Copé s’est lâché, visant notamment Nicolas Sarkozy. Dès le début du débat, le député-maire de Meaux a ciblé la Libye et les accords du Touquet, signés par Nicolas Sarkozy en 2003 alors qu’il était ministre de l’Intérieur. « C’est des années et des années d’hypocrisie qui ont conduit notre pays à être incapable d’avoir une politique claire en matière d’immigration et en particulier en matière de droit d’asile, sur fond d’aventure guerrière, en Afghanistan, en Irak et hélas aussi en Libye ».

Répondant à Nicolas Sarkozy qui lui lance : « C’est l’arroseur arrosé » à propos d’un lapsus sur François Bayrou, Jean-François Copé réplique du tac-au-tac : « Oui ben attends la fin de l’histoire tu vas voir que l’arrosage va dans l’autre sens » a répliqué Jean-François Copé. A la fin du débat, Jean-François Copé a de nouveau invoqué son chouchou, Zorro, expliquant que « la France remonte à cheval comme Zorro ». Un héros masqué dont Jean-François Copé collectionne plusieurs objets dans son bureau (affiches, statuette…)

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Sarkozy de nouveau contre Bayrou

Comme depuis plusieurs semaines, Nicolas Sarkozy a attaqué le centriste François Bayrou, soutien d’Alain Juppé, à qui il reproche « un problème politique majeur ». Une attaque que d’autres candidats n’ont pas suivie, reprochant même à Nicolas Sarkozy cette « fixation »… Alain Juppé, qui a epxliqué n’avoir « rien promis » au maire de Pau, s’est dit « très surpris par cette fixation sur le cas de François Bayrou ». « Six millions de chômeurs, 100 % de dette, et le sujet majeur, c’est le sort du maire de Pau ? (…) moi, je ne rentre pas dans ce pugilat. »

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L’Europe zappée

Au menu de ce débat, figurait l’Europe. Un thème finalement zappé en deux heures de débat.

Le Qatar

Les pays du Golfe ne sont jamais loin… Evoquant le terrorisme, Nathalie Kosciusko-Morizet a confié avoir « lu avec dégoût les relations entre certains politiques français avec certains pays comme le Qatar ou l’Arabie saoudite ». Avant de balancer : « Quand certains vont quémander des billets d’avion à l’ambassade du Qatar, ou acceptent des cadeaux de prix. (…) Il faut avoir le même discours à Doha qu’à Paris », a-t-elle jugé. Une réplique qui a piqué au vif Bruno Le Maire, qui a expliqué avoir « rendu la montre offerte par l’émir du Qatar ». Une montre dont il est question dans Nos très chers émirs (Michel Lafon) de Christian Chesnot et Georges Malbrunot, qui évoque des collusions entre certaines personnalités politiques françaises et le Qatar.

 

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