Débat de la primaire à droite: Copé en roue libre fait rire les internautes

PRIMAIRE DE DROITE Jean-François Copé, entre tacles appuyés et autodérision, s'est fait remarqué pour son humour jeudi soir...

O. P.-V.

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Jean-François Copé, tout sourire, avant le deuxième débat le 3 novembre 2016.
Jean-François Copé, tout sourire, avant le deuxième débat le 3 novembre 2016. — ERIC FEFERBERG / AFP

Il n’était pas le plus attendu, et ne l’est pas forcément davantage depuis. Mais Jean-François Copé a au moins fait rire tout le monde, de ses rivaux en plateau à Twitter, au cours du deuxième débat de la primaire de la droite et du centre. Son nom était parmi les sujets les plus mentionnés en fin de soirée, devant ceux de François Fillon et… François Bayrou. Le député-maire de Meaux a multiplié les attaques et a parfois semblé n’avoir aucun filtre. Résultat : quelques lapsus, pas mal de tacles et une certaine forme d’autodérision personnelle et collective.

Ses attaques étaient surtout portées contre Nicolas Sarkozy. Très très offensif contre l’ancien chef de l’Etat, Jean-François Copé est parfois allé un peu vite en besogne et sa langue a fourché une première fois quand, au milieu d’une intervention à charge contre son voisin, il a promis de nommer « des ministres de gauche ». Ce qui a au moins détendu momentanément une ambiance parfois à couteaux tirés.

Second lapsus, un peu plus tard dans le débat, après qu’Alain Juppé a mélangé les noms de François Baroin et François Bayrou, de la même manière que Nicolas Sarkozy mercredi matin. Eh bien Jean-François Copé a fait exactement la même faute de prononciation une minute après et a de nouveau provoqué des rires dans la salle. Nicolas Sarkozy lui a alors lancé que « c’est l’arroseur arrosé ». Réponse de l’arrosé arroseur : « Oui ben attend la fin de l’histoire, tu vas voir que l’arrosage va dans l’autre sens. » Bim. Jean-François Copé avait choisi sa cible jeudi soir, et les caméras ont capturé quelques autres moments qui en témoignent.

Pain au chocolat et Zorro

Puis il y a eu cette sortie clin d’œil à sa bourde sur le prix d’un pain au chocolat. L’occasion pour JFC, surtout, de taper sur tous ses adversaires (Nicolas Sarkozy compris évidemment). Et de déclencher de nouveaux rires.

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Enfin, il y a eu cette référence finale à Zorro, un peu sortie de nulle part, qui a encore fait mouche.

Verdict : Jean-François Copé, pour ce deuxième débat, a été l’animateur de la soirée grâce à un certain sens de l’humour, parfois involontaire, et un peu d’autodérision… qui ne visait pas que lui-même.

 

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