Débat de la primaire à droite: Nicolas Sarkozy visé par ses rivaux dès le début

PRIMAIRE DE DROITE Il a fallu trente secondes de débat avant que la première flèche soit lancée contre l'ancien président de la République...

O. P.-V.

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Nicolas Sarkozy, lors du 2e débat de la primaire à droite.
Nicolas Sarkozy, lors du 2e débat de la primaire à droite. — BFMTV

Les deux premiers sujets du second débat de la primaire de la droite et du centre, sur les migrants et la stature présidentielle, ont donné l’occasion aux rivaux de Nicolas Sarkozy de lancer plusieurs piques contre l’ancien chef de l’Etat.

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Sur l’accueil des réfugiés, Jean-François Copé, dès sa première intervention, a critiqué « des années d’hypocrisie » et l’intervention militaire en Libye, sous le mandat de Nicolas Sarkozy, qu’il voit comme une des causes de la crise migratoire. Autre reproche, dans la même minute d’intervention, sur la signature par celui qui était alors ministre de l’Intérieur de l’accord du Touquet avec le Royaume-Uni en 2003, qui a été selon Jean-François Copé un « énorme échec ». Il faut les « renégocier d’urgence », a-t-il ajouté.

Jean-François Copé lors du 2e débat de la primaire.
Jean-François Copé lors du 2e débat de la primaire. - BFMTV

Alain Juppé a repris la même critique : « Le gouvernement n’a pas traité les causes de la situation dans laquelle nous nous trouvons, il faut dénoncer les accords du Touquet. » « Tout le monde n’est pas obligé de connaître exactement le dossier », a répondu Nicolas Sarkozy.

Cet accord, signé en 2003 par Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, avec son homologue britannique, place la frontière franco-britannique à Calais, ce qui permet d’effectuer les contrôles au départ de la France afin d’empêcher l’immigration clandestine en Grande-Bretagne.

Attaques sur sa stature présidentielle

Bruno le Maire, dès le deuxième sujet, sur l’image qu’a chacun des candidats de la fonction de président, a indiqué vouloir être « honnête ». Avant d’ajouter : « Honnête, ça veut dire que je ne suis pas candidat pour prendre une revanche sur qui que ce soit. » Tacle évident à l’endroit de l’ancien chef de l’Etat. Le député de l’Eure a aussi rappelé à son rival de la primaire ses propos en 2012, promettant d’arrêter la politique s’il était battu par François Hollande. Promesse non tenue. « Commence déjà par essayer d’être élu », a rétorqué Nicolas Sarkozy.

 

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