Les demandeurs d'asile de Calais «demain seront Français», affirme Valls

SOCIETE Le campement, « c’était une image de la France que je ne veux pas voir », a déclaré le Premier ministre…

Clémence Apetogbor

— 

Des associations accompagnent de jeune migrants vers un bus qui va quitter Calais vendredi 28 octobre.
Des associations accompagnent de jeune migrants vers un bus qui va quitter Calais vendredi 28 octobre. — AFP

Les demandeurs d’asile de la désormais ex- « jungle » de Calais « demain seront Français ». C’est ce qu’a affirmé ce mercredi le Premier ministre Manuel Valls, se disant « très fier » de l’évacuation du bidonville de réfugiés qui était « une plaie ».

Le campement, « c’était une image de la France que je ne veux pas voir : des hommes, des femmes et des enfants vivant dans des conditions indignes. Les accueillir, leur donner le droit d asile, et demain ils seront Français », a-t-il dit en clôturant une cérémonie de remise de prix de la laïcité à la mairie de Paris.

Valls s’adoucit ?

« Demain, ils parleront français, demain ils porteront nos valeurs. Demain certains seront députés, membres du gouvernement », a-t-il dit en défendant « le droit d’asile, le droit de protection ». Il a cité le cas d’une jeune Erythréenne rencontrée dans un récent déplacement le mois dernier dans la Marne, « qui va au lycée, qui parle français ».

Ce sont « des gens qui veulent rester en France, parce que la France est capable de les accueillir pour qu’eux-mêmes épousent les valeurs de notre pays », a-t-il dit, alors que l’opposition critique la répartition des migrants de Calais sur le territoire national.

>> A lire aussi : Tous les mineurs isolés de la «jungle» ont été évacués

Manuel Valls, qui est défavorable à l’accueil de réfugiés et de migrants par centaines de milliers comme en Allemagne, défend avec l’exécutif que la France est capable d’accueillir quelques milliers voire dizaines de milliers de demandeurs d’asile supplémentaires.

Mais comme sur d’autres sujets, le Premier ministre a semblé adoucir sa position sur l’immigration ces dernières semaines, employant un ton plus positif. Mercredi, il a toutefois nié avoir « adouci » sa position sur la laïcité, dans un récent discours à Evry.