Primaire à droite : Pour le deuxième débat, on prend les mêmes et on recommence ?

PRESIDENTIELLE L’émission politique est diffusée en direct depuis la salle Wagram à Paris, par les chaînes d'nfo BFMTV et iTélé, RMC et Dailymotion...

T.L.G.

— 

Les candidats à la primaire de la droite avant le premier débat, diffusé sur TF1, LCI et RTL.
Les candidats à la primaire de la droite avant le premier débat, diffusé sur TF1, LCI et RTL. — Martin BUREAU / POOL / AFP

Round 2. Les sept candidats de la primaire s’affrontent ce jeudi soir lors d’un deuxième débat. L’émission politique est diffusée en direct depuis la salle Wagram à Paris, par les chaînes d'info BFMTV, iTélé, RMC ainsi que Dailymotion. 20 Minutes vous dit tout sur cette nouvelle étape décisive de la campagne à trois semaines du premier tour du scrutin, le 20 novembre.

De nouvelles thématiques

Lors du premier grand oral, le 13 octobre, les questions économiques et sociales avaient largement été abordées. Cette fois-ci, les échanges porteront sur « la ligne politique des candidats et l’exercice du pouvoir, la lutte contre le terrorisme et ses implications internationales, l’avenir de l’Europe, la lutte contre la délinquance, et l’éducation », indique BFMTV.

Comment ça va se passer ?

Le débat sera divisé en trois parties. La première portera sur des questions d’actualité. Ruth Elkrief (BFMTV) et Laurence Ferrari (iTélé) interrogeront tour à tour les candidats. Ces derniers devront répondre en une minute et disposeront d’une minute pour un droit de réponse (contre 30 secondes lors du premier débat) lorsqu’ils seront pris à partie par un concurrent.

Dans les deux autres parties, les candidats seront interrogés sur une thématique précise. D’abord par Michaël Darmon (chef du service politique de iTélé), debout face aux candidats, puis par Apolline de Malherbe (éditorialiste politique sur BFMTV) sur le même principe.

Un débat un peu plus vivant ?

Mis à part le moment sur les affaires, le premier oral avait été jugé terne, «sans passion et sans dérapage » par les observateurs. Cette fois-ci, les débats pourraient être plus accrochés, notamment autour du projet de Nicolas Sarkozy. Ses propositions de référendums sur le regroupement familial ou l’internement des fichés S ont été raillées par ses adversaires. L’ancien président a, lui, promis d’interpeller ses concurrents sur le « ni-ni » et devrait de nouveau torpiller Alain Juppé sur son « alliance » avec François Bayrou.

Un débat pour rien ?

Il y a bien eu une petite « hype » pour Jean-Frédéric Poisson (très vite retombée depuis) sur les réseaux sociaux, mais en dehors de ça, la première émission n’avait rien chamboulé. « Ce débat n’a pas fait bouger les lignes, mais au moins, il a eu le mérite de faire de la pub à la primaire », reconnaît à l’AFP un juppéiste.

La Haute Autorité de la primaire avait en effet enregistré ce soir-là « quatre fois plus de connexions » que d’ordinaire sur le site www.primaire2016.org. Depuis fin septembre, il y a eu « un million de requêtes environ » de personnes désirant connaître leur bureau de vote.

Une émission entravée par la grève ?

Entrée lundi dans sa troisième semaine de grève, la chaîne iTélé a indiqué qu’elle ouvrirait l’antenne ce jeudi en fin d’après-midi pour couvrir le débat, quelle que soit l’issue du vote sur le conflit, qui aura lieu à la mi-journée. « On ouvrira l’antenne de 18 h 30 à minuit. Ce n’est pas une suspension de la grève, un message concernant le mouvement sera diffusé à l’antenne », affirme à l’AFP Milan Poyet. Le porte-parole des grévistes précise que cette décision avait été prise « par respect pour les téléspectateurs car c’est un moment important de la vie démocratique ».

>> Quel candidat de la primaire à droite correspond le mieux à vos idées ? Testez notre Boussole ici dans sa version optimisée ou ci-dessous.