Pour Manuel Valls, la gauche française «peut devenir la plus bête du monde»

PETITES PHRASES Le Premier ministre invite son camp, rongé par les divisions, à sortir du « bac à sable »…

20 Minutes avec AFP

— 

French Prime Minister Manuel Valls speaks at the 43rd BIMA French military compound upon his arrival in Abidjan on October 30, 2016, during the last leg of his West African tour.   / AFP PHOTO / ISSOUF SANOGO
French Prime Minister Manuel Valls speaks at the 43rd BIMA French military compound upon his arrival in Abidjan on October 30, 2016, during the last leg of his West African tour. / AFP PHOTO / ISSOUF SANOGO — AFP

La gauche française «peut devenir la plus bête du monde», a affirmé dimanche soir le Premier ministre Manuel Valls à propos des divisions de son camp, qu'il a invité à sortir du «bac à sable» et de «la cour de récréation».

Un nouvel appel au rassemblement infructueux

Interviewé par France 24 et RFI depuis la Côte d'Ivoire où il est arrivé dimanche dans le cadre d'une tournée en Afrique de l'Ouest, Manuel Valls a lancé un nouvel appel au rassemblement afin d'éviter l'élimination de la gauche au premier tour de la présidentielle de 2017.

Quand on lui objecte que cet appel a déjà trouvé porte close chez Emmanuel Macron ou Arnaud Montebourg, le Premier ministre s'est exclamé: «parce que c'est ça, la vieille politique !»

«Qui peut rassembler toutes ces personnalités ? Il y a tout de suite cette réaction, comme le dit (le patron du PS) Jean-Christophe Cambadélis très justement, que nous serions la gauche la plus bête du monde», a-t-il affirmé.

«Pas dans une cour de récréation»

La plus bête du monde, la gauche française «peut le devenir. Elle n'est pas à la hauteur de ses responsabilités», a accusé Manuel Valls.

Le Premier ministre a de nouveau signé une phrase ambiguë quant à ses éventuelles ambitions présidentielles en 2017: «Je veux être à la hauteur de la responsabilité du moment (...) et faire en sorte que la gauche puisse demain l'emporter. Et moi, j'y contribuerai, d'une manière... ou d'une autre».

«Il faut agir en responsabilité. Nous ne sommes pas dans une cour de récréation, pas dans un bac à sable», a-t-il encore affirmé.