«L'Emission politique»: «Pipi de chat» et brique de lait... Ce qu'il faut retenir du passage de Bruno Le Maire

POLITIQUE Le candidat à la primaire était l'invité de l'émission de France 2...

T.L.G.

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Bruno Le Maire sur le plateau de «L'Emission Politique»
Bruno Le Maire sur le plateau de «L'Emission Politique» — PATRICK KOVARIK / AFP

Bruno Le Maire a dû batailler lors de son passage dans « L’Emission politique ». Après Nicolas Sarkozy et Alain Juppé, l’ancien ministre de l’Agriculture était le troisième candidat de la primaire à droite à être invité dans la nouvelle émission politique de France 2. Le quadra a connu quelques moments de tensions. 20 Minutes vous résume ce qu’il ne fallait pas rater.

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Une interdiction du voile dans l’espace public ?

Bruno Le Maire a indiqué être « favorable à une loi », contre le port du burkini. Mais le candidat est allé plus loin. « Ma proposition c’est qu’il y ait une loi qui définisse ce qui est acceptable ou non en termes de tenues vestimentaires, notamment dans le port du voile, dans les espaces publics, à l’université, à l’hôpital, dans les CAF », a-t-il d’abord expliqué.

Relancé sur le fait de savoir si cette interdiction le voile et non la burqa -- comprenait « la rue », il a répondu « dans les RER, dans les transports en commun », « cela peut poser des difficultés, cela en pose à beaucoup de Français. […] Ce sera un débat difficile mais qui doit avoir lieu », a-t-il énoncé. Evoquant de nouveau le sujet en fin d’émission, BLM s’est montré plus flou, indiquant finalement qu’il ne s’agissait que de l’interdiction du niqab.

Dis papa, c’est quoi cette brique de lait ?

Et soudain, une brique de lait surgit. Elle est lancée à la figure (ou presque) du candidat à la primaire par le théatral écrivain Alexandre Jardin. « Vous avez écrit une brique, je vous en apporte une autre ! » Le fondateur du mouvement « Bleu Blanc Zèbre » reproche à Bruno Le Maire de ne pas prendre en compte les mouvements citoyens (comme le sien) dans la préparation de son programme (de plus de 1.000 pages, d’où la « brique », vous suivez ?).

Réponse de l’intéressé, tout colère : « Je ne visite pas les Français, je vais à leur rencontre. Vous valez un citoyen français, je vaux un citoyen français (…) n’insultez pas ma démarche ».

Bruno Le Maire ne sera le n°2 de personne

BLM numéro 2 ? N’y comptez pas ! Le candidat l’a dit et répété ce jeudi soir. « Quand on porte l’ambition d’être n°1, de fixer un cap pour le pays, de rétablir l’autorité de l’Etat… on ne peut pas être n°2. Ce n’est pas compatible, j’ai suffisamment critiqué sur le fond le projet d’Alain Juppé, de Nicolas Sarkozy… C’est une question de cohérence ». Le député de l’Eure est relancé par Léa Salamé. « Ni Premier ministre, ni ministre ? ». « Pas numéro 2, c’est tout ce que je viens de dire », lâche-t-il énigmatique, avant de tenter une blague. « Dans une équipe de foot, c’est n°10 que j’aime bien, pourquoi pas… »

« Pipi de chat ! », lance une syndicaliste

Un peu plus tôt dans l’émission, Bruno Le Maire a été bousculé par Ghislaine Joachim-Arnaud, syndicaliste CGT à la Martinique pour ses propos sur le syndicalisme.

« Tout ça, c’est du pipi de chat ! Vous m’entendez ? Du pipi de chat », s’est-elle agacée.

« On vit dans une société […] où il a des millions de gens avec des emplois précaires. Vous voulez supprimer le droit pour les travailleurs de présenter leurs candidats au travers des organisations qu’ils ont choisies ? », a lancé Ghislaine Joachim Arnaud. Un peu plus tôt, la syndicaliste avait déjà levé le ton, s’agaçant que le candidat l’appelle par son seul prénom. « Vous permettez monsieur Le Maire ? Je ne suis pas votre amie ! »

Bruno Le Maire l’avoue, il a connu « un jour sans » au débat

Le candidat est revenu sur sa prestation timide lors du premier débat de la primaire jeudi dernier. « Il y a des jours avec, et il y a des jours sans. C’était un jour sans… quand vous faites du sport, il y a des jours où la balle ne rentre pas bien, quand vous jouez au foot… Il y a des jours où vous n’arrivez pas à mettre tout sur la table », a-t-il reconnu.

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« Après dans la culture française quand on trébuche, on crie toujours : "Haro sur le baudet", comme dirait La Fontaine (…) Il faut juger les gens, non pas sur la manière dont ils trébuchent, mais sur la manière dont ils remontent sur leur cheval pour livrer la bataille. Je suis remonté sur mon cheval pour livrer cette bataille jusqu’au bout et figurer au 2e tour de la primaire ». Hi ha !