Primaire écologiste: Cécile Duflot, éliminée dès le premier tour, soutiendra le candidat élu

PRESIDENTIELLE Yannick Jadot et Michèle Rivasi sont qualifiés pour le 2e tour...

N.Beu. avec AFP

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Cécile Duflot lors d'une conférence de presse, le 22 juin 2016 à Notre-Dame-des-Landes.
Cécile Duflot lors d'une conférence de presse, le 22 juin 2016 à Notre-Dame-des-Landes. — JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP

Coup de théâtre. Cécile Duflot a été éliminée dès le premier tour de la primaire EELV, malgré une notoriété autrement plus importante que tous ses rivaux. Les eurodéputés Yannick Jadot (35,61 % des suffrages) et Michèle Rivasi (30,16 %) sont arrivés mercredi en tête du premier tour de cette primaire organisée par Europe Ecologie-Les Verts.

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L’ancienne ministre, qui n’arrive qu’en troisième position avec 24,41 % des voix, s’est dit « déçue » d’avoir perdu la primaire. « Nous avons besoin d’une candidature écologiste qui tienne bon dans la tempête de 2017. Chacune et chacun fera son choix entre les deux candidatures arrivées en tête », à savoir Yannick Jadot et Michèle Rivasi. « Pour ma part, je soutiendrai comme je m’y suis engagée celle ou celui qui sera désigné », assure celle qui était donnée favorite, en promettant d’être au « rendez-vous de tous les combats pour l’écologie ».

Avec ce revirement de situation dont les écologistes sont familiers lorsqu’ils organisent des primaires, le second tour verra donc s’opposer le 7 novembre deux élus issus de la société civile et se tenant éloignés des luttes et tractations d’appareil.

De réelles divergences

La campagne pour la primaire a permis de faire émerger de réelles divergences. Lors du deuxième débat télévisé opposant les quatre prétendants, Yannick Jadot a affirmé ne « pas croire qu’il y aura[it] un président écologiste en 2017 ». « Je ne veux pas construire la crédibilité de l’écologie politique sur un coup de bluff, sur une façon de baratiner les Françaises et les Français », a-t-il explicité le lendemain, convaincu que « personne ne croit aujourd’hui sérieusement que les écologistes peuvent gagner l’élection présidentielle de 2017 ! » Cécile Duflot assurant au contraire qu’elle veut se placer en situation de devenir la première « présidente écologiste ». Et comme elle, Karima Delli et Michèle Rivasi ont peu apprécié la prise de position de leur collègue au Parlement européen.

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Les différentes équipes discutent déjà entre elles d’éventuels ralliements, et se sont mises d’accord pour réévaluer l’utilité d’un second tour au cas où un des candidats réunirait plus de 45 % des suffrages. Sinon, le second tour se déroulera également par correspondance, avec un nouveau débat télévisé le 27 octobre, puis dépouillement et résultats le 7 novembre.

Reste à savoir si la candidature effective d’un écologiste à la présidentielle de 2017 permettra à ces idées de décoller un peu dans des sondages, qui prédisent pour l’instant un tout petit score de 2 à 3 % d’intentions de vote (seule Cécile Duflot a été jusqu’à maintenant « testée » par les instituts de sondage). Un chiffre bien éloigné des 9 à 11 % dont était crédité Nicolas Hulot, avant de renoncer à se présenter en juillet.