Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du Parti socialiste, le 6 février 2016 à Paris lors d'une conférence de presse.
Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du Parti socialiste, le 6 février 2016 à Paris lors d'une conférence de presse. — CHAMUSSY/SIPA

SECURITE

Manifestation des policiers: Cambadélis dénonce la «patte» du Front national

Le Premier secrétaire du PS s’est dit « pour le moins surpris » de voir « des policiers chargés de faire respecter l’ordre, être eux-mêmes facteurs de désordre »…

Les manifestations policières font réagir la sphère politique. Le Premier secrétaire du Parti socialiste Jean-Christophe Cambadélis a dénoncé ce mercredi la « patte » du Front national dans les manifestations de policiers, qu’il a qualifiées d'« hors-la-loi ». «  Le Front national aujourd’hui se camoufle dans la situation politique », a-t-il déclaré lors d’un point-presse au siège du PS à Paris.

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Epinglant également le député (LR) des Alpes-Maritimes Eric Ciotti, qui a « pris partie » pour les policiers, le Premier secrétaire du Parti socialiste a dirigé ses attaques vers Marine Le Pen, qui « manie tout à la fois la banalisation et l’excitation. » Se référant au cortège de voitures de police qui a défilé dans la nuit de lundi à mardi « en haut des Champs-Elysées », Jean-Christophe Cambadélis s’est dit « pour le moins surpris » de voir «  des policiers chargés de faire respecter l’ordre, être eux-mêmes facteurs de désordre. »

« Il ne faut pas y voir la patte de qui que ce soit »

« Pas de « patte » mais un soutien sans faille, face à un pouvoir qui a manifestement de la haine pour la police » a répliqué Florian Philippot, bras droit de Marine Le Pen, sur Twitter.

Michel Thooris, membre du Comité central du Front national et secrétaire général du syndicat « France police » (0,95 % des voix aux dernières élections professionnelles pour les personnels civils du ministère de l’Intérieur en 2014), a vu lui des « manifestations spontanées ou improvisées, marquées par un rejet de l’establishment, des syndicats majoritaires et des politiques ». « Il ne faut pas y voir la patte de qui que ce soit », d’après celui qui conseillait Marine Le Pen en 2012 sur les questions de sécurité, mais « un malaise fort au sein de l’institution ».

Un autre dirigeant FN a « démenti » toute intervention du FN sur le sujet. Les policiers « ont un tel niveau de sympathie à notre égard que ça peut être perçu comme tel », a-t-il ajouté. Un bon connaisseur de ces questions au sein du Front national s’est dit « ravi d’avoir certains de nos militants qui participent au mouvement », mais a décliné toute organisation par le FN : « On veut surtout pas donner l’impression d’une récupération du mouvement. »