Des «contacts de plus en plus fréquents» entre les syndicats et la SNCF

REGIMES SPÉCIAUX a CFDT, CFE-CGC et CFTC...

C. F. avec AFP

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Le ministre du Travail, Xavier Bertrand (1er plan) et le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, sortent de leur réunion, le 13 novembre 2007 au ministère du Travail à Paris. La CGT a proposé au ministre d'ouvrir des "cycles de négociation avec les directions d'entreprises et les représentants de l'Etat sur chacun des régimes spéciaux" de retraite, au lieu d'une négociation globale comme elle le demandait jusqu'ici. AFP PHOTO STEPHANE DE SAKUTIN
Le ministre du Travail, Xavier Bertrand (1er plan) et le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, sortent de leur réunion, le 13 novembre 2007 au ministère du Travail à Paris. La CGT a proposé au ministre d'ouvrir des "cycles de négociation avec les directions d'entreprises et les représentants de l'Etat sur chacun des régimes spéciaux" de retraite, au lieu d'une négociation globale comme elle le demandait jusqu'ici. AFP PHOTO STEPHANE DE SAKUTIN — Stéphane de Sakutin AFP

La grève durera-t-elle moins longtemps que prévu? Le directeur général exécutif de la SNCF, Guillaume Pépy, a en tout cas indiqué, mercredi, que trois syndicats (CFDT, CFE-CGC et CFTC) avaient «des contacts de plus en plus fréquents» avec la direction concernant la réforme du régime spécial de retraite des cheminots.

Grève reconduite jeudi

Ils «ont souhaité avoir des précisions sur la lettre de la présidente» de la SNCF, Anne-Marie Idrac, envoyée jeudi dernier aux cheminots. «Nous les avons rencontré, ça a bougé et ça va bouger dans les heures qui viennent» a ajouté Guillaume Pépy.

Il n'empêche. La grève a été reconduite jeudi à la SNCF et, selon «Le Monde», à la RATP. Le secrétaire général de la CGT-cheminots. «J'attends des engagements du gouvernement qui fixeront le cadre des négociations tripartites. La CGT négociera sur l'ensemble du dispositif gouvernemental», a souligné Didier Le Reste, secrétaire général de la CGT.

«Lettre de méthode aux syndicats»

Un peu plus tôt, Nicolas Sarkozy a demandé à Xavier Bertrand d'envoyer dans les prochaines heures «une lettre de proposition de méthode» aux syndicats. Objectif : trouver «une issue» au conflit, selon le porte-parole de l'Elysée David Martinon.

«Xavier Bertrand a rendu compte des entretiens qu'il a eus avec les organisations syndicales. Le président de la République a considéré qu'il y avait une opportunité pour que l'esprit de responsabilité l'emporte pour trouver une issue au conflit», a-t-il ajouté.

Le ministre du Travail a reçu tous les syndicats depuis mardi soir, à la demande de François Fillon. Ce dernier, interrogé à sa sortie de l'Elysée mercredi midi sur la situation sociale, a assuré que «ça avance».

La proposition de la CGT entendue

Les signes d'une avancée dans les négociations semblent en effet se multiplier. Le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, a ainsi annoncé mercredi au «Monde» que le pouvoir exécutif avait accepté «des négociations par entreprises dans lesquelles l'Etat serait représenté».

La proposition de la CGT mardi soir a donc été entendue. Le secrétaire général, Bernard Thibault, avait proposé à Xavier Bertrand d'ouvrir des «cycles de négociation avec les directions d'entreprises et les représentants de l'Etat sur chacun des régimes spéciaux» de retraite, au lieu d'une négociation globale comme il le demandait jusqu'ici. Le chef du gouvernement s'était dit «satisfait» de cette évolution.

Un peu plus tôt, le secrétaire national de la CFDT chargé du dossier des retraites avait déjà affirmé que des négociations «allaient s'ouvrir dans les entreprises avec la présence de l'Etat». Jean-Louis Malys sortait de la rencontre avec le ministre du Travail.

Une «table ronde» est «en train de se préparer» à la SNCF, a par ailleurs indiqué mercredi Bruno Duchemin, secrétaire général de la Fgaac, le seul syndicat non gréviste de la SNCF. Au programme, la question de la «pénibilité» et de la «grille de rémunération».