Emmanuel Macron: Ce qu'il faut retenir de son interview-fleuve à «Challenges»

PROFESSION DE FOI L'ex-ministre de l'Économie Emmanuel Macron se confie dans une interview-fleuve aux airs de profession de foi politique publiée ce dimanche par «Challenges»...

L.C. avec AFP
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Emmanuel Macron, le 15 octobre 2016 au salon mondial de l'automobile au Parc des Expositions Porte de Versailles.
Emmanuel Macron, le 15 octobre 2016 au salon mondial de l'automobile au Parc des Expositions Porte de Versailles. — LaurentVu/SIPA

L’ex-ministre de l’Économie  se confie dans une interview-fleuve publiée (en trois chapitres !) ce dimanche par le magazine . En voici les principales punchlines recensée par 20 Minutes.



« Je ne crois pas au président normal »

« François Hollande ne croit pas au « président jupitérien ». Il considère que le Président est devenu un émetteur comme un autre dans la sphère politico-médiatique », explique le potentiel candidat à l’élection présidentielle de 2017. « Pour ma part, je ne crois pas au président « normal ». Les Français n’attendent pas cela. Au contraire, un tel concept les déstabilise, les insécurise », ajoute le fondateur du mouvement En marche !.

«Pour moi, la fonction présidentielle dans la France démocratique contemporaine doit être exercée par quelqu’un qui, sans estimer être la source de toute chose, doit conduire la société à force de convictions, d’actions et donner un sens clair à sa démarche », explique l’ancien conseiller du chef de l’État. Quand le président devient « normal », prévient Emmanuel Macron, « nous courons un risque politique et institutionnel, mais aussi un risque psychologique collectif, et même un risque pour l’efficacité de l’action ».

« Le Parti socialiste n’a pas le monopole de la gauche »

Pour Emmanuel Macron, le PS traverse une grave crise. Il se dit « de gauche ». « Le Parti socialiste n’a pas le monopole de la gauche. Etre de gauche, c’est une histoire, un imaginaire politique, des convictions, des indignations, un regard ».

« L’argument qui consisterait à prétendre qu’il faut être élu pour connaître la France me paraît faux »

Emmanuel Macron répond aussi à un reproche qui lui est souvent fait : il n’a jamais été élu. « L’argument qui consisterait à prétendre qu’il faut être élu pour connaître la France me paraît faux », répond-il. Selon lui, « l’accès à la vie réelle n’est pas conditionné à l’exercice d’une activité politique ou à la recherche du pouvoir ». L’ancien banquier rejette aussi les accusations de « spécimen de la technocratie et de la finance ». « Ce n’est pas ma vie. Je ne me reconnais pas dans cette caricature », réplique-t-il, assurant vouloir « dégager des consensus et non pas des compromis ».

« J’ai avec Alain Juppé des convergences sur ce que peut et doit être la vie en société »

Au détour d’une question sur l’islam et l’identité, Emmanuel Macron rejette la formule « identité heureuse » du maire de Bordeaux, il estime avoir avec lui « des convergences sur ce que peut et doit être la vie en société ».

S'il est élu président de la République en mai 2017, Alain Juppé a exclu de choisir comme Premier ministre Emmanuel Macron,

Les primaires ? « Triste spectacle », « caricature »

« Les débats d’idées sont devenus le paravent des combats de personnes - les primaires en sont la caricature », regrette en outre Emmanuel Macron, qui n’entend pas participer à la primaire initiée par le PS et organisée en janvier 2017.

Le leader du mouvement En Marche ! doit donner mardi à Montpellier le dernier de ses trois meetings consacrés au « diagnostic » de l’état de la France, avant de clarifier ses intentions pour 2017.