Primaire à droite : Burqa, Hollande, affaires… Ce qu’il faut retenir du premier débat des candidats

POLITIQUE Retrouvez les grands moments du premier débat entre les sept concurrents de la primaire à droite, avec des commentaires pas piqués des hannetons…

Anne-Laëtitia Béraud, avec AFP

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Le premier débat de la primaire à droite, sur TF1, le jeudi 13 octobre.
Le premier débat de la primaire à droite, sur TF1, le jeudi 13 octobre. — TF1

Un peu plus de deux heures pour convaincre, voire changer la donne dans cette primaire à droite. Ce jeudi soir en direct sur TF1, RTL et Le Figaro a eu lieu le premier débat entre les candidats, qui visent tous l’investiture pour la présidentielle de 2017. Retrouvez les moments forts de cette émission, où les commentaires bien sentis ont débordé le programme des candidats…

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Les piques entre les candidats

Le député-maire de Meaux, Jean-François Copé, a décoché la première flèche, reprochant dès la première seconde l’absence de « rupture » promise par Nicolas Sarkozy en 2007. « On a gouverné ensemble », a rétorqué quelques instants plus tard Nicolas Sarkozy. Rebelote quand Nicolas Sarkozy a recadré Jean-François Copé assurant avoir imposé laloi sur la burqa à l’exécutif. « Tu étais bien incapable d’imposer au Président et au Premier Ministre quoi que ce soit », a lancé Nicolas Sarkozy.

Souhaitant incarner le « renouveau » en politique, Bruno Le Maire a balancé face caméra : « Si vous voulez que tout continue comme avant, eh bien vous avez tout sur ce plateau ». Une pique sur le renouvellement reprise aussi par Nathalie Kosciusko-Morizet, qui a estimé en fin de programme : « Le recyclage c’est pour les déchets, pas pour les idées (…) La nostalgie n’est pas un projet ».

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L’ancien Premier ministre François Fillon, qui avait lancé une pique sur le thème de la probité, a estimé vouloir être « le président de l’honnêteté ». Quant à Jean-Frédéric Poisson, le président du microparti PCD a reproché à son camp de n’avoir fait qu'« aménager des pauses, des parenthèses dans les projets que conduisait la gauche » quand elle était au pouvoir. Bref, de belles perles entre les candidats…

Les affaires judiciaires

La température du débat a augmenté quand le sujet des affaires judiciaires a été lancé par les journalistes. Interrogé sur la proposition de Bruno Le Maire de rendre public les casiers judiciaires des élus, Alain Juppé a affirmé ne pas se sentir visé. « Je tiens mon casier judiciaire à la disposition de Bruno. Tout le monde connaît ma condamnation. (…) Aujourd’hui, les Français ont la décision au bout de leur bulletin de vote. S’ils estiment que ma faute me disqualifie, ils ne m’éliront pas », a-t-il dit.

Interrogé les propos de François Fillon (qui avait déclaré « imagine-t-on le Général de Gaulle mis en examen ? »), Nicolas Sarkozy a estimé que « ce ne sont pas des déclarations qui honorent ceux qui les tiennent ». Avant de redire qu’il n’a jamais été condamné par la justice. « Je n’ai jamais été condamné, mon casier judiciaire est vierge et depuis 5 ans, (…) Si j’avais quoi que ce soit à me reprocher, je me lancerai vraiment dans cette campagne ? », s’est-il interrogé.

Quant à Jean-François Copé, forcé à la démission de la présidence de l’UMP après le scandale Bygmalion, il a souligné que s’il avait été mis en examen (comme Nicolas Sarkozy l’est aujourd’hui), il « n’aurait pas été candidat ».

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François Hollande ciblé

Le Président socialiste n’a pas été épargné durant le débat. Nicolas Sarkozy l’a accusé de « salir et détruire la fonction présidentielle », réagissant à la publication du livre Un président ne devrait pas dire ça publié ce jeudi. « Quel mépris (…) Les pauvres " des sans-dents", les sportifs "des décérébrés", les magistrats "des lâches", jusqu’où ira-t-il ? », s’est-il encore interrogé. « Mais le plus préoccupant, c’est un président de la République qui met entre les mains de journalistes sous influence des documents confidentiels défense. Le scandale est là », a-t-il poursuivi.

François Fillon a ensuite qualifié de « manipulateur » François Hollande. Dans ce livre, le Président affirme que François Fillon a demandé d’accélérer les procédures en cours contre Nicolas Sarkozy. « Jamais », a rétorqué François Fillon. « Je découvre que le président de la République française non seulement est inefficace et incompétent, mais c’est en plus un manipulateur », a déclaré l’ancien Premier ministre.

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