Primaire à droite: Des chiffres et des piques pour ce premier débat des candidats...

LIVE Retrouvez tout le direct de l'émission où se sont affrontés Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, Bruno Le Maire, Nathalie Kosciusko-Morizet, Jean-Frédéric Poisson, Jean-François Copé et François Fillon...

A.L.B., T.L.G., et O.P.V.

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Trois des candidats à la primaire de la droite.
Trois des candidats à la primaire de la droite. — TF1

L'ESSENTIEL

  • Le premier débat de la primaire de la droite et du centre avant les votes du 20 et 27 novembre a eu lieu ce jeudi 13 octobre.
  • Les sept candidats à cette élection se sont affrontés en direct sur TF1, RTL, Le Figaro.
  • L’émission a été divisée en deux parties d’environ une heure. La première sur l’économie et le social ; la seconde autour de la sécurité, l’identité et l’immigration.

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23h28 Ce live est terminé, merci de l'avoir suivi avec nous, et d'avoir commenté!

Dans quelques minutes, retrouvez les grands moments du débat sur 20 Minutes.

23h21: Le mot de la fin pour tous les candidats

Bruno Le Maire revient sur le "renouveau" qu'il veut incarner.

Nicolas Sarkozy veut être «le porte-parole de la majorité majorité silencieuse» et vante son énergie.

«Le recyclage c'est pour les déchets, pas pour les idées», conclut NKM. La candidate critique «ceux qui veulent cadenasser la primaire. Ne vous laissez pas faire (...) La nostalgie n'est pas un projet».

Jean-Frédéric Poisson «remercie les téléspectateurs» qui sont restés jusqu'au bout du programme.

François Fillon estime que la primaire n'est pas pliée. Il explique que le débat échoue à montrer «qu’il n’ y a pas deux candidats qui ont déjà gagné la primaire».

Jean-François Copé revient sur sa proposition de gouverner par ordonnances sitôt élu à l'Elysée. 

Alain Juppé se dit «prêt» et «déterminé». «Reprenons confiance les uns les autres.»

23h18: «Entre l'identité heureuse, et l'identité gauloise, il y a l'identité républicaine», balance NKM

23h16: NKM parle des reconduites à la frontières, qu’elle veut renforcer.

EXPLICATION. 

Ces reconduites ont baissé de 19.8% sur les six premiers mois de 2016: 8.660 personnes sur cette période ont connu des retours, des réadmissions dans l’espace Schengen et autres type de renvois. Ils étaient 10.800 sur la première moitié de 2015, selon le ministère de l'Intérieur. A lire ci-dessous.

>> A lire : Immigration: Les reconduites aux frontières ont chuté au premier semestre 2016

 

23h13 : Jean-François Copé accuse Bruno Le Maire de vouloir « dépénaliser le cannabis »

VERIFICATION. FAUX

Bruno Le Maire ne propose pas une dépénalisation, contrairement à NKM. Il souhaite par contre une requalification de la détention et de la consommation de cette drogue. Il préfère que le petit consommateur paie une amende plutôt qu'arrive devant la justice.

 

23h09: Réponse à nos internautes

dondiego | Ils veulent tous nous mettre à la retraite à 65 ans et plus alors que eux y sont déjà depuis bien longtemps.

 

Cher dondiego, je ne commenterai pas vos propos sur l’âge des candidats à la primaire... En revanche, voici ce que propose l’ensemble des candidats pour la retraite des Français. Alain Juppé, Bruno Le Maire, François Fillon, Jean-François Copé et Nathalie Kosciusko-Morizet proposent de repousser l’âge de départ à 65 ans (avec des nuances d’échéances pour chaque) ; Nicolas Sarkozy à 63 ans en 2020, puis 64 ans en 2025. Jean-Frédéric Poisson n’a pas abordé le sujet.

23h05: Jean-François Copé : «La droite a diminué les effectifs de police »

Le maire de Meaux propose la création de 50.000 postes de policiers et tire sur le bilan de Nicolas Sarkozy en termes de réduction des effectifs de police. 

 

VERIFICATION. VRAI.

Si l’on regarde les chiffres du quinquennat de Nicolas Sarkozy à l'Élysée, les effectifs ont bien baissé. Un rapport parlementaire paru à l'automne dernier indiquait qu’en 2007, la police nationale comptait 149.965 postes pourvus, équivalents à des temps pleins. Cinq ans plus tard, ils étaient 143.872, soit une baisse effective de 6 093 postes.

23h02: Jean-Frédéric Poisson: «Ce ne sont pas les musulmans qui posent problème. C'est l’islam qui pose problème»

23h00: Les candidats parlent de «l'islam de France»

EXPLICATION.

La formule « Islam de France », abondamment employée par l’exécutif et l’opposition ces derniers mois, ne date pas d’hier. Apparue dès les années 1990 dans les ouvrages de sociologie, elle a ensuite été popularisée par Nicolas Sarkozy à partir de 2002, rappelait à 20 Minutesl’ancien fonctionnaire français des renseignements généraux et expert de l'islam en France Bernard Godard. « C’est une formule politique, assez habile, mais en réalité toutes les religions ont une vocation internationale », poursuit l’ancien haut fonctionnaire.
« La formule » islam de France « n’est pas pertinente, elle s’oppose à l’islam en France», nous expliquait Rachid Benzine, chercheur associé à l’Observatoire du religieux. L’islam en France recouvre une réalité plurielle, qui concerne entre 4 et 5 millions de personnes, aux formes d’adhésion et aux pratiques très diverses », poursuit l’islamologue. 

Toutes les explications ci-dessous 

 

22h54: Nicolas Sarkozy : « Je réclame l’internement préventif des fichés S les plus dangereux »

L’ancien chef de l’Etat veut interner les fichés S les plus dangereux, « quelques centaines », évoque-t-il. Mais est-ce possible ?

Peut-on placer en rétention les «fichés S » comme le veut Nicolas Sarkozy ?

VERIFICATION. FAUX

Le Conseil d’Etat s’était prononcé sur le sujet le 23 décembre 2015 : « Au plan constitutionnel et au plan conventionnel, il n’est pas possible d’autoriser par la loi, en dehors de toute procédure pénale, la rétention, dans des centres prévus à cet effet, des personnes radicalisées, présentant des indices de dangerosité et connues comme telles par les services de police, sans pour autant avoir déjà fait l’objet d’une condamnation pour des faits de terrorisme ».

Au-delà de notre constitution, le fait de ne pas être enfermé sur la foi de simples présomptions est garanti par l’article 5 de la Convention européenne des droits de l’homme. On vous en dit plus ci-dessous.

 

22h44: Jean-Frédéric Poisson «Je suis opposé à l'internement des fichés S quel que soit le motif​»

Une position bien loin de celle de Bruno Le Maire, qui souhaite «l’expulsion immédiate de tous les ressortissants étrangers fichés S», a-t-il dit juste avant.

Quant à Alain Juppé, il estime que «dans de nombreux cas, on a intérêt à laisser en circulation les fichés S».

Nathalie Kosciusko-Morizet souhaite laisser la possibilité aux recruteurs de demander si une personne qui va être embauchée est ou non fichée S.

François Fillon dit: «Je ne propose pas qu’on interne les fichés S dans des camps de rétention. Je dis qu’on peut retirer la nationalité française à tous ceux qui combattent en Syrie et en Irak»

22h39: Question sur les fichés S

Un peu de lecture pour comprendre ce que sont ces fiches S, dont on parle régulièrement...

>> Attentats à Paris: A quoi sert la fiche S, dispositif qui visait l'un des kamikazes?

Fin novembre 2015 le Premier ministre Manuel Valls a déclaré que 20.000 personnes faisaient l'objet d'une fiche dite «S» de renseignement en France dont «10.500» pour leur «appartenance ou leur lien avec la mouvance islamique».

 

EN SAVOIR PLUS.

Juridiquement, peut-on enfermer les fichés S ?

Au-delà même de l’efficacité, les centres de rétention posent problème sur le plan du droit. « D’un point de vue purement procédural, on pourrait envisager qu’une autorité prive une personne de liberté si un juge judiciaire contrôle cette décision sous trois à cinq jours », explique Nicolas Hervieu, juriste en droit public au Credof.

En revanche, cette mesure est totalement inapplicable sur le fond : on ne peut pas priver quelqu’un de liberté durablement sur la base de simples soupçons. L’article 66 de la Constitution interdit toute détention arbitraire. « Cet article est le pivot de notre constitution, notre Habeas Corpus. C’est l’interdiction des lettres de cachet : il faut des motifs sérieux pour enfermer quelqu’un », poursuit le juriste. En clair : s’il y a suffisamment d’éléments contre une personne, la justice peut le mettre en examen assorti d’une détention provisoire. Si ce n’est pas le cas, la détention sera considérée comme arbitraire.

Une modification de la constitution est-elle envisageable ?

Au-delà même de notre constitution, le fait de ne pas être enfermé sur la foi de simples présomptions est garanti par l’article 5 de la Convention européenne des droits de l’homme. « C’est un principe qu’on retrouve dans quasiment tous les textes auquel adhère la France, note Nicolas Hervieu. Le pacte des Nations Unis de 1966, la charte des droits fondamentaux et évidemment la convention européenne… » Donc, à moins de sortir de l’Union Européenne, de l’ONU et de toutes les institutions, il y a peu de chance que ce principe évolue.

>> A lire aussi : Peut-on placer en centre de rétention les personnes fichées «S»

 

22h32: «Monsieur Jouyet est un menteur. Je découvre que le président de la République est un manipulateur» dit François Fillon

EXPLICATION.

Dans le livre d’entretiens des journalistes du Monde Gérard Davet et Fabrice Lhomme, Un président ne devrait pas dire ça, François Hollande affirme de nouveau que François Fillon a bien demandé au secrétaire général de l’Elysée, Jean-Pierre Jouyet, d’accélérer les poursuites judiciaires contre Nicolas Sarkozy.

L’ancien Premier ministre avait déjà porté plainte pour diffamation contre les deux journalistes du Monde après la révélation de ce déjeuner secret dans leur précédent ouvrage Sarko s’est tuer, publié en novembre 2014. Le parquet avait requis la relaxe générale en mai 2015. La cour d’appel avait de nouveau débouté François Fillon en mars 2016.

 

«Je me demande jusqu'où François Hollande va salir et détruire la fonction présidentielle. Quel mépris», dit Nicolas Sarkozy 

Il réagit au livre des journalistes Fabrice Lhomme et Gérard Davet Un président ne devrait pas dire ça... publié mercredi. 

22h25: On recommence sur les affaires judiciaires des uns et des autres. 

Bruno Le Maire affirme «viser l'exemplarité», tout en disant ne «viser personne». Alain Juppé revient sur sa condamnation, quand Nicolas Sarkozy réaffirme qu'il n'a jamais été condamné durant sa vie politique. Jean-François Copé revient sur l'affaire «sordide» Bygmalion, et se dit innocent. 

EXPLICATION. 

Alain Juppé "Aujourd'hui, les Français ont la décision au bout de leur bulletin de vote. S'ils estiment que ma faute me disqualifie, ils ne m'éliront pas"

En 2004, le tribunal correctionnel de Nanterre le condamne à 18 mois de prison avec sursis dans l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris, et à une peine de dix ans d’inéligibilité. Une décision ramenée ensuite à quatorze mois de prison avec sursis et un an d'inéligibilité par la Cour d'appel, mais qui l’oblige à quitter ses fonctions parlementaires et municipales. Il part alors au Canada pour y enseigner en université, et ne revient en France qu’à l'été 2006. Il est alors réélu maire de Bordeaux le 8 octobre 2006 et revient alors en politique.

 

Nicolas Sarkozy «Je n'ai jamais été condamné, mon casier judiciaire est vierge et depuis 5 ans, je suis le Français le plus observé, perquisitionné, interrogé. (...) Si j'avais quoi que ce soit à me reprocher, je me lancerai vraiment dans cette campagne ?» 

Pour rappel: Nicolas Sarkozy doit encore rencontrer la justice. Il est doublement mis en examen, pour corruption et trafic d’influence dans l’affaire des écoutes, et pour financement illégal de campagne électorale dans l’affaire Bygmalion.

Concernant l’affaire Bygmalion, l'ancien président estime que le juge d'instruction qui l'avait mis en examen l'avait fait pour un «délit formel», le dépassement du plafond des frais de campagne en 2012, pour lequel il a déjà été condamné à une amende par le Conseil constitutionnel. Nicolas Sarkozy utilise la ligne de défense présentée par son avocat le 30 août, après que le parquet a demandé son renvoi en correctionnelle dans ce dossier.

C’est pourtant faux. Dans un réquisitoire signé le 30 août révélé par Le Monde, le ministère public explique bien que la responsabilité de Nicolas Sarkozy est « pleinement engagée du chef de financement illégal de campagne car il était démontré qu’il avait donné, en connaissance de cause, des instructions en faveur d’une augmentation des dépenses, au mépris des recommandations contraires des experts comptables ».

 

Jean-François Copé indique avoir été blanchi dans l’affaire Bygmalion.

EXPLICATION.

En février 2014, Jean-François Copé, alors président de l'UMP, est accusé d'avoir favorisé la société Bygmalion, fondée par deux de ses proches. En février 2016, le maire de Meaux échappe à la mise en examen. Il est simplement entendu sous le simple statut de témoin assisté. Il en fera un argument de campagne pour mieux attaquer Nicolas Sarkozy. «Moi, si j’avais été mis en examen, je n’aurais pas été candidat », rappelle-t-il depuis des mois. L’ex-président est visé dans l’affaire Bygmalion par des réquisitions de renvoi en correctionnelle pour financement illégal de sa campagne présidentielle de 2012.

22h25: Reprise de l'émission

22h20: Pause pub

22h19: François Fillon estime que «la démocratie doit être exemplaire» 

Revenant sur l'élection mouvementée du président de l'UMP en 2012, François Fillon affirme: «la démocratie doit être exemplaire»

 

22h14: Nicolas Sakozy affirme «ne pas avoir trahi (s)a promesse»

Nicolas Sarkozy est interrogé sur le référendum de 2005. Il est passé au-dessus en faisant adopter par le Parlement le traité de Lisbonne. Il argue ainsi: «Je n'ai donc pas trahi ma promesse. On ne répond pas par oui ou par non à un traité qui a 250 articles», dit-il, expliquant que le référendum est «c'est pour des sujets très importants»

>> A relire: «Non» au référendum européen: Dix ans après, quels enseignements en tirer?

 

22h07: Alain Juppé : «Le déficit annoncé par le gouvernement pour 2017 est bidon »

 

EXPLICATION.

Plusieurs candidats de droite accusent le gouvernement de cacher «des cadavres fiscaux » à Bercy qui feraient augmenter le déficit en cas d’arrivée de la droite au pouvoir.

En septembre 2016, l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a revu à la baisse le déficit public de la France en 2015 à 3,5% du PIB contre 3,6% annoncé en mai dernier.
Le gouvernement s’engage lui toujours à ramener le déficit dans les clous. Il sera «ramené à 2,7% du produit intérieur brut (PIB) en 2017, comme la France s'y est engagée», a assuré Michel Sapin en septembre 2016.

 

21h57: «La première fois madame, je vous répondrai» balance Jean-Frédéric Poisson à la journaliste Élizabeth Martichoux quand elle lui dit qu'il n'a pas répondu à la question

21h55: Réponse aux internautes

Helvire | Pardon de vous fausser compagnie mais pour moi ce sera " Marie-Octobre" (que j'avais enregistré hier) ...
Bonne soirée à toutes et tous, en comptant sur 20Minutes (merci par avance) pour nous restituer les florilèges de ces "petits meurtres entre amis" que je ne manquerai pas de savourer mais ... a posteriori ! ;-)

20 Minutes : Merci @Helvire et bon film, on vous prépare en effet plusieurs articles sur ce qu’il faut retenir de l’émission

 

21h51: La TVA sociale à 23% proposition par Jean-François 

EXPLICATION.

Sur la TVA sociale de Jean-François Copé, c'était déjà une mesure mise en place par Sarkozy à la fin de son quinquennat et supprimée par la gauche. Nicolas Sarkozy l'avait fixée à 21,2%, un taux proche de ce que propose aujourd'hui Alain Juppé (21%), l'autre candidat avec Jean-François Copé à proposer une hausse de la TVA. 

>> A lire aussi: Le Sénat supprime la TVA sociale en 2012

 

21h50: Le nuage de mots les plus abordés sur Twitter ce soir...

 

21h47: ​Nicolas Sarkozy «Le premier problème français est qu’il y a 6 millions de chômeurs »
VERIFICATION. PLUTOT VRAI

En août dernier, le nombre de demandeurs d’emploi en catégories A était de 3.556 millions de chômeurs. Il faut ajouter à ce chiffre les demandeurs d’emploi en activité réduite (catégories B et C). On arrive alors à un total de 5.518 millions de chômeurs en France métropolitaine. En comptant les Outre-mer, on arrive à près de 6 millions. (5 739 800 chômeurs exactement). 

21h44: Nicolas Sarkozy : « Les classes moyennes ont été matraquées »
VERIFICATION. PLUTOT VRAI, PUIS PLUTOT FAUX


Le nombre de contribuables imposés a progressé d’environ deux millions en 2012 et en 2013, mais il a fortement baissé après. 

En 2012 : 18,2 millions de foyers imposés
Puis 2014 : 17,6 millions
Puis 2015: 17,1 millions 
En mai 2016, un foyer fiscal ne paie pas d'impôts en-deçà de 9.700 euros de revenus annuels, contre 5.963 euros en 2012. 

Le taux de prélèvement obligatoire des ménages, en % du PIB selon l’INSEE, était de 44,8% en 2013. Il a baissé depuis à 44,7% en 2015, puis 44,5% en 2016.

La pression fiscale a donc globalement baissé sur les ménages depuis 2013.

21h39: Tous d'accord sur la suppression des 35 heures, sauf Jean-Frédéric Poisson

EXPLICATION.

Nathalie Kosciusko-Morizet, François Fillon, Bruno Le Maire et Jean-François Copé ne donnent pas de chiffres, mais souhaitent laisser entreprises et salariés négocier la durée du temps de travail, dans le cadre des 48h fixé par le droit européen. Nicolas Sarkozy souhaite 37h négociables au sein de l’entreprise tandis qu’Alain Juppé parle de 39h, également négociables. Jean-Frédéric Poisson est le seul à ne pas souhaiter toucher aux 35 heures. 

 

21h28: Sur la lutte contre le chômage

EXPLICATION.

Pour lutter contre le chômage, les six candidats LR à la primaire de la droite et du centre proposent peu ou prou les mêmes solutions : arrêt des 35 heures, réduction des impôts et des charges, l’allègement du droit du travail. L’objectif des candidats est de redonner de la compétitivité aux entreprises. François Fillon est peut être le plus libéral : l’ancien Premier ministre veut laisser les mains libres aux entreprises pour négocier la durée du temps de travail, dans le cadre des 48h fixé par le droit européen. 

21h24: Question sur le programme économique et la baisse du chômage

Les candidats ont globalement le même programme, même s'ils ont des différences à la marge. Ils ont globlament les mêmes propositions sur l'alignement des régimes privés et publics de retraite, la suppression des régimes spéciaux, la dégressivité des allocations chômages, ou la suppression des 35 heures... 

 

21h15: Sur le vol supposé de la primaire par des électeurs de gauche 

Et bing, on commence sur le vol supposé de cette élection par des électeurs non sympathisants du parti Les Républicains. Alors qu’Alain Juppé a appelé les « déçus du hollandisme à venir » voter à cette primaire, le camp de Nicolas Sarkozy crie au « vol » de cette élection interne par des électeurs de gauche.  

>> Lire notre quiz : Qui a dit quoi à propos du «vol» supposé de la primaire à droite?

Selon un sondage Ipsos pour le Cevipof et Le Monde publié le 26 septembre, sur plus de 100 personnes sûres d’aller voter à la primaire, 10 sont des sympathisants de gauche, 10 du Front national, 4 de Debout la France. Les sympathisants de gauche préfèrent majoritairement Alain Juppé (66 %), quand les frontistes choisissent Nicolas Sarkozy (41 %). 

 

21h05: Première question: Pourquoi voulez-vous devenir président de la République? 

Et c'est Jean-François Copé qui commence. Et qui débute sur l'un de ses éléments de langage récurrents, sur la «rupture qui n'a pas été faite en 2012» pour celui qui se dit chantre de la «droite décomplexée».

>> A lire : Jean-François Copé laboure le terrain de la «déradicalisation»

Pour Alain Juppé, c'est restaurer l'Etat, relancer l'économie, faire baisser le chômage.

Nicolas Sarkozy revient sur la crise économique de 2008, et les failles supposées du quinquennat de François Hollande. Et promet «l'alternance», l'un de ses éléments de langage.

Bruno Le Maire parle directement aux spectateurs, et balance en premier: «si vous voulez que tout continue comme avant, vous les avez sur le plateau»

Nathalie Kosciusko-Morizet se dresse contre «une droite chimiquement pure», une critique de la droitisation de certains des candidats.

Jean-Frédéric Poisson (Parti Chrétien-Démocrate) parle lui aussi aux Français, et s'inscrit «contre les renoncements». «Retrouvons le bon sens sur (...) la famille, l'agriculture» dit le candidat.

François Fillon revient sur son commentaire sur la crise. «Je propose une transformation économique et sociale profonde» dit l'ancien Premier ministre. «Je veux être le président du courage, de la vérité, de l'honnêté (...)»

21h05: Réponse aux internautes

Lambert59 | Après "tirage au sort" des places, Sarkozy se retrouve en plein milieu, comme par hasard....Remarquez, il est un peu chez lui à TF1.
20 Minutes : Cher internaute, vous faites probablement référence au fait que Martin Bouygues fut le témoin de second mariage de Nicolas Sarkozy. Pour autant, le tirage au sort des places a été effectué devant les conseillers de tous les candidats et par la main innocente de Thierry Solère, en charge de l'organisation de cette primaire. Ce dernier est également soutien de Bruno Le Maire. Aucun soupçon à avoir donc. 

21h04: C'est parti !!

20h57: Quelques minutes avant de démarrer la séance de gril

Dans la salle, il y a un public de 130 personnes, dont quelques journalistes...

 

20h52: Réponse aux internautes

 klovismarc | Pourquoi vous dites < explosif > vous avez des infos ? ou c est juste pour rendre un truc imbuvable vendable ?
20Minutes : On s’attend à quelques échanges assez tendus. Les «petits candidats » n’ont pas grand-chose à perdre. Et quand on regarde les dernières déclarations de Jean-François Copé sur Nicolas Sarkozy par exemple, « Il voudrait que vous l’élisiez pour ne pas aller au tribunal ! », le débat pourrait s’avérer explosif... mais il faudra le suivre avec nous klovismarc! 

20h46: Vers un duel Juppé-Sarkozy pour ce premier débat des candidats? Ou pas du tout?

>> A lire: «Gros» ou «petit» candidat, à chacun sa stratégie pour ce débat

 

>> Plus que 15 minutes, n'hésitez pas à laisser des commentaires ou des questions, on vous répondra au mieux

20h39: Un débat millimétré

Les candidats devraient s'exprimer en moyenne 17 minutes. Et chacun pourra interpeller son voisin, qui aura trente secondes pour répondre. Le débat est prévu pour durer 2 heures à 2 heures 15. 

>> A lire aussi: Primaire à droite: Placement, décor, ordre de passage... Tout savoir du premier débat entre les candidats

 

20h32: Des juppéistes suivent le débat dans un bar à Paris... et un lama est devant l'établissement

Chaque équipe des candidats se regroupent pour suivre le débat et animer les réseaux sociaux (et surpasser le bruit, sur ces réseaux, des équipes concurrentes). Les soutiens d'Alain Juppé se sont retrouvés au Players, rue Montmartre, selon plusieurs militants et journalistes. Et un LAMA se trouve devant l'établissement. Mais pourquoi? 

Du côté des sarkozystes, on est aussi prêt...

 

20h21: Évolution du nombre de mentions des candidats par minute sur Twitter

 

20h: Les candidats sont déjà en place

 

20h : La perspective des 2 heures d’émissions vous effraie ? On vous a concocté un petit Bingo et deux autres jeux pour passer une agréable soirée. Promis, vous ne verrez pas le temps passé.

 

20h00: Bonsoir à tous et bienvenue pour ce premier temps fort de la primaire de la droite et du centre. Alain Juppé, Nicolas Sarkozy, Bruno Le Maire, Jean-François Copé, Nathalie Kosciusko-Morizet, Jean-Frédéric Poisson et François Fillon s'affrontent en direct lors d’un premier débat télévisé (il y en aura trois) sur TF1, RTL, Le Figaro pendant plus de deux heures. Les conseillers des candidats se sont vus à plusieurs reprises pour évoquer toutes les modalités. Ordre de parole, places, thématiques, angles des caméras… Les échanges vont-ils être explosifs? Réponse à partir de 21 heures.