VIDEO. La députée Attard accuse Baylet de violences contre une collaboratrice, le ministre riposte

ASSEMBLEE NATIONALE L’élue écologiste réclame la démission du ministre de l’Aménagement du territoire…

20 Minutes avec AFP
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La députée écologiste Isabelle Attard lors des Questions au Gouvernement le 20 janvier 2016.
La députée écologiste Isabelle Attard lors des Questions au Gouvernement le 20 janvier 2016. — ERIC FEFERBERG / AFP

Esclandres à . En plein débat sur le projet de loi montagne, la députée écologiste Isabelle Attard a accusé ce mardi   de   passées envers une collaboratrice. Ce à quoi le ministre a rétorqué que ce dossier avait été classé sans suite par la justice.

Sous les yeux ébahis de ses collègues dans un hémicycle dégarni, , a pris la parole. « Le président de la République a dit vouloir un gouvernement exemplaire » et «    est une exigence » pour lui, a-t-elle commencé.

« Frappée au visage, à plusieurs reprises »

« Et pourtant, le 11 février 2002, vous étiez encore sénateur du Tarn-et-Garonne lorsque  a porté plainte contre vous à la gendarmerie de Toulouse », a lancé Isabelle Attard au ministre de l’Aménagement du territoire, de la Ruralité et des Collectivités territoriales. Et l’élue du Calvados d’ajouter : cette collaboratrice a déclaré avoir été « frappée au visage, à plusieurs reprises » et « vous avez enfermé votre collaboratrice chez vous », puis « chassé », la laissant dans la rue « entièrement dévêtue et pieds nus ».

Quand cette affaire est sortie, via le site Buzzfeed en mars 2016, « vous avez choisi le silence » et « vous ne serez jamais condamné, puisque vous avez acheté le silence de votre victime », a encore accusé Isabelle Attard, après une brève coupure de micro à la demande de la présidente de séance Laurence Dumont (PS). Elle n’a cependant pas pu prononcer au micro sa dernière phrase de son interpellation : « Comment osez-vous encore vous présenter à  ? ».

« On peut tout romancer (…), cette affaire a été classée sans suite », rétorque Baylet

Peu après, le ministre lui a répliqué calmement : « On peut tout romancer, mais il y a eu  dans cette affaire et elle a été classée sans suite, ce qui prouve, vous l’imaginez, que les choses ne se sont pas passées comme vous le racontez ». « Le procureur de la République n’aurait jamais classé sans suite si les choses étaient telles que vous le dites », a ajouté l’ancien président   et ancien patron du groupe de presse La Dépêche, sans autre commentaire.

Devant la presse, Isabelle Attard a ensuite affirmé que Jean-Michel Baylet « a menti effrontément » dans l’hémicycle : « il n’y a jamais eu d’instruction judiciaire sur ce dossier puisqu’il a payé la victime pour qu’elle se taise », d’après elle. « J’ai demandé déjà . Là, ce que je demande, c’est qu’il (Jean-Michel Baylet) sorte, qu’il démissionne de son poste de ministre », a déclaré la députée, considérant qu’il n’aurait « jamais dû être » nommé.