Primaire à droite: Après Alain Juppé, François Fillon invite les électeurs de gauche à voter

ELECTION « Si c’était pour faire une élection interne au parti, il n’y avait pas besoin de toute cette organisation », a déclaré l’ancien Premier ministre…

20 Minutes avec AFP

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François Fillon, candidat à la primaire de la droite et du centre, le 24 août 2016.
François Fillon, candidat à la primaire de la droite et du centre, le 24 août 2016. — JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP

« Que tous viennent voter ». Après Alain Juppé, c’est désormais François Fillon qui invite les électeurs de gauche à venir voter à la primaire de la droite et du centre. « Si on est gaulliste, on considère qu’il y a un peuple français (…) On n’a pas des hommes et des femmes qui sont génétiquement à gauche et génétiquement à droite (…) Que tous viennent » voter les 20 et 27 novembre, a lancé l’ex-Premier ministre, lui-même candidat à cette primaire, lors de l’émission « Questions d’info » LCP-France Info-Le Monde-AFP.

Une réponse directe à son rival, Nicolas Sarkozy, qui avait déjà attaqué Alain Juppé sur ce sujet. «  Si on est de gauche, c’est qu’on ne partage pas les valeurs de la droite et du centre. Donc on appelle des gens à venir pour signer une charte dont ils ne croient pas un mot. Ça s’appelle quoi ? Du mensonge et de la déloyauté », a encore déclaré mercredi matin Nicolas Sarkozy.

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« Il n’y a pas une carte d’identité politique »

« C’est une analyse un peu étrange de la part d’un président de la République qui a fait rentrer des socialistes au gouvernement », a ironisé François Fillon, qui a été Premier ministre de Nicolas Sarkozy de 2007 à 2012. L’ex-locataire de Matignon, lui, « ne conteste pas le fait que des hommes et des femmes qui pensent différemment puissent venir participer à la primaire de la droite et du centre ».

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Relancé sur ses propos, il a martelé : « Bien sûr que tous viennent parce que, plus il y aura d’électeurs à cette primaire, plus le candidat qui porte les valeurs de la droite et du centre pourra bénéficier d’une forte légitimité dans la mise en œuvre des réformes. »

« Il n’y a pas une carte d’identité politique. La plupart des électeurs sont des hommes et des femmes qui sont capables de voter pour la gauche une fois, pour la droite une autre fois », a argué le député LR de Paris, qui souhaite « bien sûr » une primaire la plus large possible, « déjà une manière de faire craquer les vieilles structures ». Sinon, « si c’était pour faire une élection interne au parti, il n’y avait pas besoin de toute cette organisation ».