Affaire Bygmalion: Nicolas Sarkozy affirme avoir été «lavé» de tout «soupçon»

LES REPUBLICAINS L’ancien président, qui a toujours contesté un dérapage de ses dépenses, est toujours mis en examen pour avoir dépassé le plafond des dépenses électorales…

20 Minutes avec AFP

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Nicolas Sarkozy, le 26 juillet 2016, à Paris.
Nicolas Sarkozy, le 26 juillet 2016, à Paris. — NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Une semaine après la diffusion sur France 2 d’une enquête sur l’affaire Bygmalion, Nicolas Sarkozy contre-attaque. Sous le feu des accusations de Franck Attal, le responsable opérationnel de Bygmalion, l’ancien chef de l’Etat a affirmé ce mercredi avoir « été lavé de toute forme de soupçon » dans cette affaire. « J’ai une grande expérience des campagnes présidentielles et de la fonction présidentielle. Je sais quelle est la violence des attaques. J’ai choisi de ne pas y répondre », a déclaré l’ancien président, interrogé sur Radio Classique et Paris Première.

Candidat à la primaire de la droite pour la présidentielle de 2017, Nicolas Sarkozy est mis en examen dans cette affaire pour avoir dépassé le plafond des dépenses électorales fixé à 22,5 millions d’euros. L’ancien président a toujours contesté un dérapage de ses dépenses, et n’est pas mis en examen dans le dossier des fausses factures mises en place entre l’UMP, l’équipe de campagne et la société de communication Bygmalion pour masquer le dépassement des plafonds de campagne.

« Je suis le seul candidat dans l’histoire de la République qui n’aura pas coûté un centime au contribuable »

« Franchement, Franck Attal a été, lui mis en examen pour des faits extrêmement graves, il s’en expliquera, moi j’ai été lavé de toute forme de soupçon », a déclaré Nicolas Sarkozy, interrogé sur que le fait que Franck Attal ait sous-entendu qu’il ne pouvait pas avoir ignoré les dépassements et la double facturation. « Quant au dépassement de mes comptes de campagne, je suis le seul candidat dans l’histoire de la République qui n’aura pas coûté un centime au contribuable puisque je n’ai pas été remboursé », a-t-il fait valoir.

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« Vous pourriez également dire que j’ai obtenu encore un non-lieu, le 5e (dans l’enquête sur les voyages en jet privé), mais ça personne n’en parle. Que la campagne 2012 s’était faite sur l’affaire Bettencourt, que depuis j’ai été parfaitement innocenté. Personne n’en parle », a lancé Nicolas Sarkozy. « Mais combien de temps serez-vous passionné par cela ? Moi je sais une chose, quand on est président de la République, on a des crises à gérer. Il faut avoir le cuir épais, et beaucoup de sang-froid, je crois que c’est ce que j’ai », a-t-il conclu.