François Hollande réduit «les privilèges» des ex-présidents de la République

ELYSEE Le texte instaure la dégressivité des moyens accordés aux anciens chefs de l’Etat…

20 Minutes avec AFP

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François Hollande lors d'un mini-sommet européen à Athènes le 9 septembre
François Hollande lors d'un mini-sommet européen à Athènes le 9 septembre — ARIS MESSINIS / AFP

François Hollande l’avait promis. Un décret publié ce mercredi au Journal officiel instaure une dégressivité des moyens accordés aux anciens présidents de la République avec, notamment, une réduction du nombre de collaborateurs au-delà de la cinquième année suivant leur départ de l’Elysée.

« Pendant les cinq années qui suivent la cessation de leurs fonctions, il est mis à disposition des anciens présidents de la République sept collaborateurs permanents, dont un directeur de cabinet (…), ainsi que deux agents de service, appartenant à la fonction publique et rémunérés par l’Etat sur contrat », stipule le décret.

Tous les anciens chefs de l’Etat concernés

Pour les anciens présidents « investis avant le 15 mai 2012 », en l’occurrence Valéry Giscard d’Estaing, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, ce délai de cinq années « court à compter de la date d’entrée en vigueur du présent décret ». Pour François Hollande et ses successeurs, le délai commencera à courir dès la cessation de leurs fonctions.

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Actuellement, un ex-président bénéficie de plusieurs avantages : deux policiers pour sa protection rapprochée, un appartement de fonction, deux domestiques, une voiture avec chauffeur, sept collaborateurs… et une dotation annuelle de 65.000 euros. Ce qui représente, au total, un coût de 10,3 millions d’euros pour l’Etat, selon un rapport de Mediapart dévoilé le 20 septembre.