Pour la quatrième fois, Jean-Marie Le Pen retrouve le FN au tribunal

JUSTICE Devant le tribunal de grande instance de Nanterre, le cofondateur du Front national conteste mercredi son exclusion et demande sa réintégration dans le parti…

A.-L.B. avec AFP

— 

Jean-Marie Le Pen, cofondateur du Front national, le 31 mars 2016 à Saint-Cloud.
Jean-Marie Le Pen, cofondateur du Front national, le 31 mars 2016 à Saint-Cloud. — ERIC DESSONS/JDD/SIPA

Le « menhir » n’a pas dit son dernier mot avec le Front national. Jean-Marie Le Pen doit se rendre ce mercredi au tribunal de grande instance de Nanterre : il vient y contester son exclusion du parti et demander sa réintégration dans la formation présidée depuis 2011 par sa fille Marine. Selon l’assignation consultée par l’AFP, Jean-Marie Le Pen demande mercredi au tribunal d’annuler son exclusion, « entachée d’irrégularités de forme et de fond », et d’ordonner sa « réintégration parmi les membres » du parti.

>> A lire aussi: VIDEO. Front national: Suspendu du parti, Jean-Marie Le Pen dénonce «une félonie»

S’estimant président d’honneur « à vie » du FN, Jean-Marie Le Pen demande à la justice de dire que son exclusion en tant que membre ne saurait le priver de ce titre et des prérogatives qui y sont attachées. Et qu’il peut, notamment, siéger à nouveau au sein des instances dirigeantes du parti.

Exclusion 20 août 2015

Dénonçant « un grand nombre de voies de fait », Jean-Marie Le Pen réclame aussi au Front national deux millions d’euros en réparation d’un « très grave préjudice » porté à sa fonction de président d’honneur, mais aussi « à sa dignité, son honneur, sa notoriété et son action politique ».

La justice a déjà donné trois fois raison à Jean-Marie Le Pen face au FN. La première fois en annulant sa suspension du parti, puis, à deux reprises, en suspendant le congrès par correspondance  qui devait supprimer son statut de président d’honneur.

Jean-Marie Le Pen a été suspendu du parti en mai 2015, avant d’être exclu le 20 août 2015 par le bureau exécutif du FN après une série de provocations à propos de la Shoah et du maréchal Pétain.

Pense-t-il gagner cette nouvelle manche ? « Je n’oserais m’avancer », a expliqué Jean-Marie Le Pen mercredi, lors d’un dîner avec ses soutiens en Seine-et-Marne.

>> A lire aussi: Jean-Marie Le Pen célèbre son 1er mai avec «une poignée» de fidèles désenchantés