Emmanuel Macron en meeting à Strasbourg pour livrer son diagnostic du pays

MEETING C'est la première d'une série de trois réunions... 

20 Minutes avec AFP

— 

L'ancien ministre de l'Economie Emmanuel Macron
L'ancien ministre de l'Economie Emmanuel Macron — Pascal Fayolle/SIPA

L’ancien ministre Emmanuel Macron tient ce mardi à Strasbourg une première réunion d’une série de trois destinées à présenter son « diagnostic » de la situation du pays. Le meeting intitulé « La France qui subit », se tiendra à 19h au Palais de la musique et des congrès de Strasbourg, devant environ 700 partisans du fondateur d’ En marche !. Deux autres sont prévus le 11 octobre au Mans et le 18 à Montpellier.

Un « diagnostic sans concession »

Ce soir, vous verrez « une dizaine d’adhérents qui […] vont expliquer ce qu’ils ont vu et compris du pays. Dans la foulée, je conclurai sur "la vie engagée", c’est-à-dire sur les conditions du renouveau démocratique et d’un nouveau partage démocratique que nous voulons porter », a dit à la presse Emmanuel Macron, en arrivant à Strasbourg en fin de matinée.

>> A lire aussi : Cohn-Bendit mise sur Macron pour éviter un duel Sarkozy-Le Pen au 2e tour

Il s’agira pour l’ancien ministre, qui a quitté le gouvernement le 30 août, de présenter « les mots des Français », tels qu’ils ressortent de l’analyse de quelque 25.000 questionnaires patiemment recueillis par les adhérents de son mouvement, et de rendre compte du travail de deux cents experts, « pas forcément alignés politiquement », explique son entourage.

Pourquoi avoir choisi l’expression la « France qui subit » ? « Parce que le diagnostic est sans concession […], les gens ont envie d’avancer ; mais ils sont mis dans une situation quasi systématique de passivité et d’impuissance » face à des « contraintes professionnelles, géographiques, sociales », répond cette source.

Les cinq grands défis de la France

Dans une longue interview à l’hebdomadaire Marianne cette semaine, Emmanuel Macron a donné un avant-goût de son discours de ce mardi en dressant les cinq « grands défis » auxquels la France est confrontée : la « transformation de notre modèle productif qui nous fait passer d’une économie de rattrapage en crise à une économie de la connaissance et de l’innovation intégrant les transitions numériques et environnementales ; la question des inégalités […] ; notre rapport à la mondialisation ; la construction d’une souveraineté européenne ; la définition d’une société ouverte dans un monde incertain et donc l’articulation entre liberté individuelle et sécurité ».

« Le défi qui nous est posé aujourd’hui, c’est de dire : comment réussir la transition dans un capitalisme mondial qui est dépassé par ses propres excès », affirme-t-il encore.