Alain Juppé «emmerde» ceux qui le trouvent «très conventionnel»

RIPOSTE « Moi, je ne m’emmerde pas dans la vie », a lâché le maire de Bordeaux…

20 Minutes avec AFP

— 

Alain Juppé lors de sa conférence de rentrée à Bordeaux.
Alain Juppé lors de sa conférence de rentrée à Bordeaux. — UGO AMEZ

Que répond Alain Juppé « aux gens qui disent "Juppé il est très conventionnel, qu’est-ce qu’on va se faire chier…" ? ». La réponse de l’ancien Premier ministre à la question de Franz-Olivier Giesbert a le mérite d’être claire. Le maire de Bordeaux, candidat à la primaire de la droite, « emmerde » ceux qui le jugent « très conventionnel », répond-il au journaliste dans un documentaire diffusé lundi soir sur France 3.

Chacun ses qualités

« Je les emmerde ! Moi, je ne m’emmerde pas dans la vie. Alors s’ils se font chier avec moi, qu’ils aillent voir ailleurs, hein ! », lance-t-il tout à fait sérieusement. « Est-ce qu’on attend d’un président de la République qu’il vous fasse marrer ? Ce genre d’argument vraiment est absolument insoutenable. C’est ça qui rabaisse la politique », affirme-t-il.

>> A lire aussi : Alain Delon ne soutient plus Nicolas Sarkozy mais Alain Juppé

« J’entends dire : "Avec qui vous partirez sur une île déserte ?" On [ne] demande pas aux Français de choisir quelqu’un pour aller sur une île déserte. On demande quelqu’un pour conduire le pays. Choisissons les bonnes qualités », ajoute-t-il.

Dans ce documentaire, il critique aussi ses adversaires à la primaire, notamment François Fillon et Bruno Le Maire. De l’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy, il loue le « sérieux », le « calme », « une forme de sang-froid », la « réflexion » mais lui trouve « une difficulté à trancher vraiment ». « C’est un peu une faiblesse », lance-t-il.

Juppé tacle ses adversaires

Pour Alain Juppé, Bruno Le Maire « n’est pas moderne, contrairement à ce qu’il essaie de faire croire », le jugeant « classique et superficiel » dans sa manière de voir les choses. « On dit que je suis froid mais je crois qu’il l’est vraiment, lui », a-t-il ajouté.

De Nicolas Sarkozy, il aime « l’énergie », « cette façon de capter l’attention » mais par ailleurs, il voit « l’excès », « la superficialité », « l’emballement », « parfois un peu le simplisme sur certaines idées ».

Interrogé sur la politique, ses proches mais aussi ses goûts musicaux ou encore la religion, il confie : « J’aime bien aller à la messe parce qu’au moins pendant une heure, personne ne vous emmerde. »