Arnaud Montebourg a annoncé dimanche 21 août 2016 à Frangy-en-Bresse (Saône-et-Loire) sa candidature à l'élection présidentielle de 2017.
Arnaud Montebourg a annoncé dimanche 21 août 2016 à Frangy-en-Bresse (Saône-et-Loire) sa candidature à l'élection présidentielle de 2017. — PHILIPPE DESMAZES / AFP

PRESIDENTIELLE

Arnaud Montebourg annonce qu’il sera candidat à la primaire de la gauche

L'ancien ministre de l'Economie l'a annoncé ce dimanche sur TF1...

Ce n’est pas vraiment un scoop, mais cela à le mérite d’être clair désormais. Arnaud Montebourg s’est déclaré candidat à la primaire de la gauche ce dimanche sur TF1. « Oui, j’ai décidé d’inscrire ma candidature dans le cadre des primaires de la gauche », a-t-il indiqué, précisant qu’il se rangerait au résultat du vote, quel qu’il soit, même si c’est François Hollande qui l’emporte.

«Je crois que dès lors qu'on accepte une primaire, on en accepte toutes les règles. Une chose est sûre c'est que j'en accepterai le résultat et ne me présenterai pas et ne serai pas agent de division mais plutôt de rassemblement», a assuré le candidat.

Il prend ses distances avec Hollande

Arnaud Montebourg a aussitôt rappelé ses divergences avec le président de la République. «Je suis resté fidèle au serment du discours du Bourget. Je suis resté fidèle aussi aux ouvriers de Florange. Je suis aussi l'un de ceux qui a combattu la politique d'austérité fiscale, qui a causé beaucoup de dégâts dans le pouvoir d'achat de nos compatriotes les plus modestes», a-t-il souligné. « Les Français ne veulent plus de ce duel annoncé des deux anciens présidents sortants », a-t-il assuré.

Au cours de cette courte interview, Arnaud Montebourg a rappelé quelques-une de ses propositions: «Un grand programme politique du Made in France pour soutenir avec un Etat fort et protecteur la réindustrialisation et nos PME», «une stratégie de confrontation (avec l'Union européenne) pour une réforme radicale, sans pour autant perdre et abandonner ou sortir de l'euro».

 

«La candidature d'Arnaud Montebourg dans le cadre de la primaire n'est pas une surprise. Le programme qu'il a défini est aussi sans surprise et le même qu'en 2011. L'anti-hollandisme ne fait pas un programme», a aussitôt réagi auprès de l'AFP l'entourage de Benoît Hamon, en rappelant que ce dernier s'était inscrit dès le départ dans la primaire.

«Le seul à faire des propositions autour desquelles tout le monde débat, c'est Benoît Hamon. On verra dans quatre mois qui sera le mieux placé face à François Hollande», a-t-on ajouté.