Présidentielle: Juppé ne veut pas comme Premier ministre de Macron, «ni compétent, ni loyal»

PRESIDENTIELLE «Le bilan de son passage à Bercy, c'est quoi ? Les autocars, point barre», lance le candidat à la primaire à droite...

20 Minutes avec AFP

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Alain Juppé et Emmanuel Macron se croisent au salon international de sécurité et de défense EuroSatory, le 16 juin 2016.
Alain Juppé et Emmanuel Macron se croisent au salon international de sécurité et de défense EuroSatory, le 16 juin 2016. — WITT/SIPA

S'il est élu en 2017, Alain Juppé voit «une bonne dizaine» de Premier ministres possibles, mais pas Emmanuel Macron, jugé dans un entretien au Journal du dimanche «ni compétent, ni loyal».

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«J'ai dit que mes critères de choix pour mon Premier ministre seraient la compétence et la loyauté. Sa compétence, il ne l'a pas démontrée pour l'instant. Le bilan de son passage à Bercy, c'est quoi ? Les autocars, point barre. Quant à la loyauté, les Français ont bien vu que ce n'était pas sa qualité première!», affirme le favori de la primaire de la droite à propos de l'ex-ministre de l'Economie de François Hollande.

«Des ministres qui peuvent se projeter dans l'avenir, agir sur le long terme»

Interrogé sur la possibilité d'y nommer Bruno Le Maire, il répond que «Bruno en fait évidemment partie, mais aujourd'hui, il est candidat à la primaire». «La configuration du second tour (de la présidentielle) sera lourde de conséquences» pour le choix du Premier ministre, reconnaît-il cependant.

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Des ministres pour cinq ans

Alain Juppé compte par ailleurs nommer des ministres pour cinq ans. «Je veux des ministres qui peuvent se projeter dans l'avenir, agir sur le long terme, et qui dirigent véritablement leur administration. Je sais que la vie politique comporte de nombreux aléas, mais c'est l'objectif à atteindre», explique-t-il.

Au cours de la même interview, Alain Juppé a mis l'accent sur ses 100 premiers jours de présidence s'il était élu en mai 2017 : «Je veux absolument changer de méthode et dire avant l'élection ce que j'ai l'intention de faire, de façon précise (...) Ainsi, si les Français m'élisent, je disposerai d'une légitimité très forte pour appliquer mon projet», prévient l'ancien Premier ministre.