Primaire écologiste: Un premier débat et pas mal d'accords

PRESIDENTIELLE Les quatre candidats se sont retrouvés sur les mesures à mettre en œuvre contre le terrorisme…

G. N. avec AFP

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Les quatre candidats à la primaire écologiste, lors du premier débat télévisé, mardi 27 septembre.
Les quatre candidats à la primaire écologiste, lors du premier débat télévisé, mardi 27 septembre. — Thomas SAMSON / AFP

C'était ce mardi le premier débat de la primaire écologiste en vue de la présidentielle. Et les quatre candidats n'ont pas forcément marqué leurs différences. Ils se sont ainsi accordés sur une nécessaire «meilleure coopération européenne» de la police et du renseignement et un travail sur les causes de la radicalisation, lors de leur premier débat télévisé.

«Ce qu'ont montré tous les derniers attentats, malheureusement, c'est qu'on manquait terriblement de coopération européenne, à la fois sur la police, sur les services de renseignements, sur les capacités d'enquête», a estimé le député européen Yannick Jadot sur le plateau de LCP-Public Sénat. Il a plaidé pour la création d'un «FBI européen, [d']une agence qui coordonne un service de renseignement et (la nomination d')un procureur européen».

Apprendre la déclaration des droits de l'homme

De son côté l'ancienne ministre Cécile Duflot a évoqué le MI5 britannique, notant que le service avait augmenté ses recrutement notamment d'analystes. «Il faut faire cet effort là en France, c'est-à-dire qu'il faut se donner les moyens d'une autre approche du renseignement», a-t-elle développé. La députée a également estimé que parallèlement il fallait «écouter ce qu'a dit le chef d'état major des armées: les terroristes et ceux qui passent à l'action, prospèrent aussi sur un terreau et ce terreau il faut absolument l'assécher».

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Une des solutions proposées par Michèle Rivasi pour cela est de faire «apprendre à l'Ecole la déclaration des droits de l'homme et du citoyen, plutôt que d'enseigner la Marseillaise, parce c'est à la fois la liberté et à la fois les droits et les devoirs, et si on veut vivre ensemble, il faut qu'on partage les mêmes valeurs», a-t-elle argumenté.

«La vie sur terre c'est sympa»

La députée européenne a également critiqué des hommes et femmes politiques «qui sont en train d'entretenir la haine, de surfer sur la peur et ça, c'est très grave, parce que ça met la personne qui est différente de vous comme un futur terroriste ou comme quelqu'un de dangereux».

Fustigeant également la recherche de «boucs émissaires», Karima Delli, benjamine de la primaire, a constaté qu'«aujourd'hui des jeunes pensent que l'au-delà est meilleur que la vie sur Terre». «C'est là que justement, nous les écologistes, on doit [...] montrer à la jeunesse que la vie sur Terre c'est sympa». Elle a suggéré que ce que les terroristes «ne veulent pas aujourd'hui, c'est qu'on porte un sujet enthousiasmant pour la France».

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