VIDEO. Hollande à Calais: «Nous devons démanteler définitivement le camp»

MIGRANTS Le président de la République n'a pas prévu de visite sur le campement où s’entassent entre 7.000 et 10.000 personnes…

20 Minutes avec AFP

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François Hollande lors d'un mini-sommet européen à Athènes le 9 septembre
François Hollande lors d'un mini-sommet européen à Athènes le 9 septembre — ARIS MESSINIS / AFP

C’est le premier déplacement de François Hollande à Calais depuis le début de son quinquennat. Le chef de l’Etat est en visite ce lundi dans la ville nordiste, sur fond de polémique quant au sort des milliers de migrants qui attendent leur évacuation. Sur place, il a affirmé qu’il faudrait « démanteler complètement, définitivement » le camp de la Lande, surnommé la « Jungle », où s’entassent 7 000 migrants. Dans cette tâche, « le gouvernement ira jusqu’au bout », a ajouté le chef de l’Etat devant les forces de l’ordre et en prenant, « autant qu’il est possible, une distance par rapport à des instrumentalisations ou des polémiques qui d’ailleurs tournent le dos aux principes des valeurs de la République ».

Ce déplacement de quelques heures, le premier de son quinquennat à Calais, survient quelques jours après une visite de Nicolas Sarkozy, qui a fait des questions migratoires et d’identité des thèmes phares de sa campagne pour la primaire de la droite.

La France « pas un pays de campements »

« Notre conviction, c’est que sur ce sujet, il est possible de faire appel à la raison des gens. Ce sont des sujets d’une très grande complexité, d’une très grande sensibilité mais, derrière les surenchères politiques, le brouhaha médiatique, il est possible d’expliquer les choses », veut-on croire à l’Élysée, qui anticipe « un discours d’équilibre » du chef de l’État.

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Samedi déjà, François Hollande avait affirmé sa volonté de « démanteler Calais entièrement » et assuré que la France ne serait « pas un pays de campements », à l’occasion d’une visite à Tours dans l’un des 164 centres d’accueil et d’orientation (CAO) ouverts pour accueillir les migrants évacués de Calais et de Paris.

Cette visite présidentielle se déroulera par ailleurs dans un climat électrique, en pleine construction d’un mur de béton « anti-intrusion » censé empêcher les migrants de monter dans des camions et gagner le port pour rejoindre la Grande-Bretagne.