Retour sur la page d'accueil 20 Minutes
POLITIQUEBenoît Hamon: «François Hollande perdra la primaire à gauche»

Benoît Hamon: «François Hollande perdra la primaire à gauche»

POLITIQUE
Le candidat à la primaire Benoît Hamon constate l'échec social et économique du quinquennat du Président Hollande, mais lui accorde quelques «progrès»...
Le député socialiste Benoît Hamon à Paris le 8 juin 2015
Le député socialiste Benoît Hamon à Paris le 8 juin 2015 - JOEL SAGET AFP
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

«Je pense qu’aujourd’hui, oui, François Hollande perdra la primaire, a estimé au Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI. C’est pour ça que je suis candidat. » L’ancien ministre de l’Éducation nationale considère qu’il y a une vraie lacune dans la démarche de François Hollande : « Il n’y a aucun examen de conscience ». Le candidat à la primaire ne demande pas de « mea culpa » au chef de l’État, mais souhaite que le locataire de l’Élysée « examine là où on a réussi, là où on a échoué ».

L’échec du quinquennat est économique et social

« L’échec de ce quinquennat, j’en suis malheureux, parce que j’y ai participé pendant deux ans et demi, il est d’abord économique et social. Les inégalités sont plus fortes, la pauvreté a augmenté », s’est désolé M. Hamon, qui a toutefois souligné des « progrès » comme le « formidable compte pénibilité », le « tiers payant généralisé » ou la COP 21.

« Dans certains domaines, nous n’avons pas essayé une politique de gauche », a encore attaqué l’ex -ministre. Il a rejeté l’idée que : « Une telle candidature voudrait dire qu’on accepte la perspective d’un nouveau quinquennat de Sarkozy, le cas échéant de Marine Le Pen, et qu’on pense que la gauche pourrait prospérer sur les ruines qu’on nous laisserait là ».

Moins de candidats sur la ligne de départ

Benoît Hamon a justifié notamment sa candidature par l’urgence à ce que les questions sociales soient au coeur du débat présidentiel. « Je le dis de la manière la plus claire possible : il y aura un bulletin de vote Benoît Hamon aux primaires », a-t-il assuré. Il a prédit en revanche qu’il y aura « moins de candidats sur la ligne de départ qu’il n’y en a aujourd’hui ».

Sujets liés